• la complainte du poète falot

    Oh comme j’aimerais que vienne sous mes doigts

    Un poème parfait, un de ceux qu’on peut lire

    Dans les anthologies, un de ceux que j’admire

    Tant que les égaler, c’est mon but chaque fois.

     

    Mais je ne suis que moi et toutes ces merveilles

    Sont hors de ma portée quelques soient mes efforts

    Et cependant j’écris, encor et puis encor

    En espérant toujours que mon talent s’éveille.

     

    Pour chaque vers pondu, je cherche des lecteurs

    En souhaitant de voir un regard qui s’allume

    D’émotion sur mes mots… mais je n’ai, de coutume,

    Qu’un sourire gentil à peine approbateur.

     

    Je me voudrais génie, je ne suis qu’un poète

    Pas mauvais au milieu d’écrivants par milliers.

    Pour sortir de ce lot, nul talent singulier

    N’est là pour m’appuyer, j’en demeure tout bête

     

    Pourtant je garderai dans ma main mon stylo

    Car même n’étant  pas le plus grand des artistes

    Si je n’écrivais plus, la vie me serait triste.

    Tant pis si je demeure un poète falot !


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :