• libre ou prisonnier de soi

    Encore un peu de philosophie, ça rigole pas, hein ?

     

    Ma vie s'assoupissait dans un calme imbécile

    Où les jours ressemblaient à des nuits sans sommeil.

    Lors je n’existais plus : je survivais, pareil

    À ce mollusque gris, sur la roche immobile.

     

    J’avais depuis longtemps rejeté les devoirs

    Qu’un homme doit remplir quand il veut être un homme…

    Je disais : « je suis libre ! » et j’étais pauvre comme

    Peut être un sans-logis quand il vient à pleuvoir.

     

    Oh cette liberté ! Combien j’ai voulu d’elle !

    Combien je l’ai cherchée, quitte pour la trouver

    À me priver d’amour, quitte à tout réprouver,

    Quitte à rester tout seul. Je le croyais si belle !

     

    Et ma vie devenait celle d’un exilé

    Qui se retrouve seul pour s’assoir à sa table

    Mais ne peut protester puisque seul responsable

    Du vide qui l’entoure et le laisse esseulé.

     

    Et puis la vérité m’est venue, par surprise

    Prison ou liberté, si l’on s’est enfermé

    Soi-même, c’est pareil et le pauvre opprimé

    Ne l’a jamais été que grâce à sa sottise !

     

    Mieux vaut tard que jamais pour qu’enfin je comprenne…

    Et si je ne peux pas vivre le temps perdu

    Mon esprit désormais est enfin détendu

    Et ma vie finira sans que ça me reprenne !

     


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