• poème comique

    Le ciel est toujours gris et le décor affreux.
    Moi-même je suis laid autant qu’on peut le dire
    Mais reconnaître ça n’est pourtant pas le pire
    Lorsqu’on vit comme moi dans ce monde scabreux.

    Les murs de la cité sont écroulés par terre
    Comme si quelque monstre avalait leur ciment
    Et pour s’en amuser, recrachait l’aliment
    Décomposé toujours en vapeur délétère

    Dans l’univers bizarre où se passent mes jours,
    Je regarde ma nuit en craignant qu’elle achève
    Au moment du lever ce qui n’était qu’un rêve
    De mort et qu’elle en fasse un trajet sans retour.

    Quand un ciel est si gris que le peu qu’il éclaire
    Ne montre à nos regards qu’un monde sans attrait,
    Croyez vous que l’on puisse en tirer un portrait
    Fidèle et qui pourtant au lecteur pourrait plaire ?


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