• J’avoue, je n’aime pas ouvrir un dictionnaire

    Quand devant un poème emplis de mots abscons

    Que je ne comprends pas, je me retrouve con

    Plus encore (et pourtant) que je suis d’ordinaire.

     

    Les grands mots, ça fait bien, ça donne l’impression

    Qu’on maîtrise la langue et qu’on a sur sa muse

    Un pouvoir aussi grand que la pauvre s’excuse

    De n’offrir jamais que de faibles brouillons

     

    À ce maître absolu, ce fascinant poète

    Qui lui fit cet honneur de la choisir un jour

    Pour qu’il puisse parler d’amour et de toujours

    Mais avec d’autres mots, des mots portant jaquette.

     

    Amour ça fait commun… extase, enchantement

    Ça fait plus important, ça vous a de la gueule.

    Ça montre votre branche, que vous eûtes aïeules

    Maîtresses de grand rois, ou presque, assurément.

     

    Ces grands mots ne sont pas pour écrire un poème

    Ils sont pour exhiber au peuple abasourdi

    Un poète génial (si puisqu’il vous le dit)

    Mais s’il dit Poésie, sa muse dit : Blasphème.


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  • Chante-moi, si ça t’amuse,

    Le plaisir de vivre à deux

    Avec sirop nauséeux

    Violons et cornemuses…

     

    Chante-moi ton grand désir

    De vivre (c’est romantique)

    De ces moments extatiques

    Qui colorent l’avenir.

     

    Tu rêves de l’excellence

    De ces moments étonnants

    Aussi grands qu’un océan

    De bonheur et d’opulence.

     

    Or la vie ce n’est jamais

    Ce qu’on lit dans les histoires.

    Rêve donc, mais sans trop croire

    À des rêves trop parfaits.

     

    S’envoler sur la musique

    De refrains sentimentaux

    C’est se retrouver bientôt

    Le cœur vide et … éthylique.

     

    Pour éviter ces malheurs

    Violons et cornemuses,

    Ne servent pas, ils t’abusent.

    Évite ces enjôleurs

     

    Un sourire et quelques fleurs

    Crois-moi, sont bien plus utiles

    Que tous ces « machins » futiles

    Pour arriver au bonheur.


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  • A la gloire de deux amis qui savent conter et dire les grandes choses, j'ai pondu ce petit texte :

     

    Je rêve, avec mes mots, de conter une histoire

    En vers bien calibrés, ou si je ne le peux

    De délivrer au monde en vers pas trop pompeux

    De profondes pensées pour augmenter ma gloire.

     

    Je rêve de sujets qui collent le lecteur

    Au fond de son fauteuil devant tant de richesse

    De génie, de talent, ou bien de gentillesse…

    Mais je ne le pourrai jamais, j’en ai bien peur !

     

    Chaque fois mon clavier (s’est égarée ma plume)

    Ne délivre au public que de malheureux vers

    Qui parlent de détails, presque de faits divers…

    Ce n’est pas avec ça qu’on emplit un volume !

     

    Pourtant, je vous admire, vous qui si bellement

    Savez m’emporter loin, me donner du courage

    Pour embellir le monde et faire que notre âge

    Demeure dans l’Histoire, autre qu’un accident !!!

     


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  • Moi, je maîtrise mal les poèmes d’amour

    J’ai toujours l’impression (qui n’est que personnelle)

    De raconter du vent à quelque péronnelle

    Afin de l’étourdir à grands coups de tambour.

     

    Mentant, j’augmenterais dans un joli discours

    Combien je suis heureux de la trouver si belle,

    Combien cette beauté me plonge en d’éternelles

    Amours (oui, celles-là qui dureront toujours).

     

    J’aime autant, s’il s’agit d’une œuvre littéraire,

    Rester un peu modeste et n’utiliser pas

    Ces grands mots trop jolis qu’on ne peut mettre au pas.

     

    Je sais, quand on écrit, parfois d’être sincère

    Ça surprend la lectrice et puis ça la déçoit

    Et je perds son amour… ou le garde parfois…


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  • Toujours pas un poème, mais une pensée :

    Les associations féministes ont protesté parce qu'un village utilisait le mot "vertu" dans un prix à remettre à une dame.

    Nouveau slogan des féministes : toutes égales, toutes de putes, même celles qui ne le souhaitent pas ! Ah mais !

    Qu'est-ce que c'est que cette idée bizarre ? Vouloir être vertueuse ? Sont folles, celles qui croient encore à ça... Et surtout, elles n'en n'ont, apparemment pas le droit.


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  • Pas un poème, mais une pensée :

    L'égocentrisme est à la fois la chose du monde la plus reprochée... et la mieux partagée.


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  • Encore un peu de philosophie, ça rigole pas, hein ?

     

    Ma vie s'assoupissait dans un calme imbécile

    Où les jours ressemblaient à des nuits sans sommeil.

    Lors je n’existais plus : je survivais, pareil

    À ce mollusque gris, sur la roche immobile.

     

    J’avais depuis longtemps rejeté les devoirs

    Qu’un homme doit remplir quand il veut être un homme…

    Je disais : « je suis libre ! » et j’étais pauvre comme

    Peut être un sans-logis quand il vient à pleuvoir.

     

    Oh cette liberté ! Combien j’ai voulu d’elle !

    Combien je l’ai cherchée, quitte pour la trouver

    À me priver d’amour, quitte à tout réprouver,

    Quitte à rester tout seul. Je le croyais si belle !

     

    Et ma vie devenait celle d’un exilé

    Qui se retrouve seul pour s’assoir à sa table

    Mais ne peut protester puisque seul responsable

    Du vide qui l’entoure et le laisse esseulé.

     

    Et puis la vérité m’est venue, par surprise

    Prison ou liberté, si l’on s’est enfermé

    Soi-même, c’est pareil et le pauvre opprimé

    Ne l’a jamais été que grâce à sa sottise !

     

    Mieux vaut tard que jamais pour qu’enfin je comprenne…

    Et si je ne peux pas vivre le temps perdu

    Mon esprit désormais est enfin détendu

    Et ma vie finira sans que ça me reprenne !

     


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  • Je suis fatigué de tourner et retourner mes souvenirs

     

    Ma tête vide infiniment, c’est le plus fort de mes désirs.

     

    J ’ai tout brûlé mais tout revient et, Dieu, que je me trouve bête

     

    À replonger dans ce passé que je regrette et qui s’entête…

     

     

    Lorsque c’est fait, à quoi sert donc de repenser qu’on a eu tort ?

     

    De mots non dits, gestes mal faits, on se fabrique des remords

     

    Et puis enfin on s’aperçoit que jamais la vie ne recule,

     

    Que les erreurs sont restées là, rendant les regrets ridicules

     

     

    Toutes mes fautes ou les leurs, mes maladresses, mes écarts,

     

    Je voudrais bien les ignorer, les repousser sans trop d’égards

     

    Mais je ne peux y parvenir à présent que mon heure sonne.

     

    Alors vous tous que j’ai aimé, s’il vous plaît, que l’on me pardonne !

     


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  •  

    Écrire un poème ?

     

    Dis-moi comment faire,

     

    Moi je ne sais plus.

     

    J’aime mieux me taire

     

    Fredonner lalalère

     

    Et m’aller coucher.

     

     

     

    Je préfère lire

     

    Les mots des génies

     

    Le poètes vrais

     

    Dont je ne suis pas.

     

     

     

    Écrire un poème.

     

    Un beau, j’aimerais...

     

    Mais ça reste un rêve

     

    Alors je me tais.

     


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  • J'en ai honte, mais je me rends compte que je deviens un horrible misanthrope.
    Le spectacle de la bêtise humaine me lasse, je n'ai même plus la force de juger les saloperies de Trump. Je me dis avec tristesse que peut-être mes enfants mourront plus tôt que moi, bien qu'en même temps, des conséquences d'une guerre nucléaire voulue par un malade.
    Il est peut-être un peu moins fou qu'Hitler, je ne sais pas, mais il a beaucoup plus de moyens et il se sent tranquille puisque ce qu'il est en train de déclencher se passe sur un autre continent que le sien.
    C'est sans doute lâche et égoïste, mais je suis de plus en plus satisfait d'être au bout (relatif) du chemin.
    Par contre, je culpabilise de vous laisser, à vous, les jeunes, un monde dans cet état et sur ce chemin...
    Hier, j'étais de gauche parce que j'avais toujours eu confiance dans l'homme et dans le progrès. Aujourd'hui, je suis toujours de gauche, à cause ou grâce à mon sens de la justice et de l'humanité, mais pour ce qui est de la confiance, j'avoue qu'elle est morte.
    Voilà, ce texte ne sert sans doute à rien, mais je jure qu'il me soulage et que je suis heureux de me dire qu'on va peut-être le lire et... peut-être encore, avec de l'indulgence. 
    Merci.


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