• Encore un peu de philosophie, ça rigole pas, hein ?

     

    Ma vie s'assoupissait dans un calme imbécile

    Où les jours ressemblaient à des nuits sans sommeil.

    Lors je n’existais plus : je survivais, pareil

    À ce mollusque gris, sur la roche immobile.

     

    J’avais depuis longtemps rejeté les devoirs

    Qu’un homme doit remplir quand il veut être un homme…

    Je disais : « je suis libre ! » et j’étais pauvre comme

    Peut être un sans-logis quand il vient à pleuvoir.

     

    Oh cette liberté ! Combien j’ai voulu d’elle !

    Combien je l’ai cherchée, quitte pour la trouver

    À me priver d’amour, quitte à tout réprouver,

    Quitte à rester tout seul. Je le croyais si belle !

     

    Et ma vie devenait celle d’un exilé

    Qui se retrouve seul pour s’assoir à sa table

    Mais ne peut protester puisque seul responsable

    Du vide qui l’entoure et le laisse esseulé.

     

    Et puis la vérité m’est venue, par surprise

    Prison ou liberté, si l’on s’est enfermé

    Soi-même, c’est pareil et le pauvre opprimé

    Ne l’a jamais été que grâce à sa sottise !

     

    Mieux vaut tard que jamais pour qu’enfin je comprenne…

    Et si je ne peux pas vivre le temps perdu

    Mon esprit désormais est enfin détendu

    Et ma vie finira sans que ça me reprenne !

     


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  • Je suis fatigué de tourner et retourner mes souvenirs

     

    Ma tête vide infiniment, c’est le plus fort de mes désirs.

     

    J ’ai tout brûlé mais tout revient et, Dieu, que je me trouve bête

     

    À replonger dans ce passé que je regrette et qui s’entête…

     

     

    Lorsque c’est fait, à quoi sert donc de repenser qu’on a eu tort ?

     

    De mots non dits, gestes mal faits, on se fabrique des remords

     

    Et puis enfin on s’aperçoit que jamais la vie ne recule,

     

    Que les erreurs sont restées là, rendant les regrets ridicules

     

     

    Toutes mes fautes ou les leurs, mes maladresses, mes écarts,

     

    Je voudrais bien les ignorer, les repousser sans trop d’égards

     

    Mais je ne peux y parvenir à présent que mon heure sonne.

     

    Alors vous tous que j’ai aimé, s’il vous plaît, que l’on me pardonne !

     


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  •  

    Écrire un poème ?

     

    Dis-moi comment faire,

     

    Moi je ne sais plus.

     

    J’aime mieux me taire

     

    Fredonner lalalère

     

    Et m’aller coucher.

     

     

     

    Je préfère lire

     

    Les mots des génies

     

    Le poètes vrais

     

    Dont je ne suis pas.

     

     

     

    Écrire un poème.

     

    Un beau, j’aimerais...

     

    Mais ça reste un rêve

     

    Alors je me tais.

     


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  • J'en ai honte, mais je me rends compte que je deviens un horrible misanthrope.
    Le spectacle de la bêtise humaine me lasse, je n'ai même plus la force de juger les saloperies de Trump. Je me dis avec tristesse que peut-être mes enfants mourront plus tôt que moi, bien qu'en même temps, des conséquences d'une guerre nucléaire voulue par un malade.
    Il est peut-être un peu moins fou qu'Hitler, je ne sais pas, mais il a beaucoup plus de moyens et il se sent tranquille puisque ce qu'il est en train de déclencher se passe sur un autre continent que le sien.
    C'est sans doute lâche et égoïste, mais je suis de plus en plus satisfait d'être au bout (relatif) du chemin.
    Par contre, je culpabilise de vous laisser, à vous, les jeunes, un monde dans cet état et sur ce chemin...
    Hier, j'étais de gauche parce que j'avais toujours eu confiance dans l'homme et dans le progrès. Aujourd'hui, je suis toujours de gauche, à cause ou grâce à mon sens de la justice et de l'humanité, mais pour ce qui est de la confiance, j'avoue qu'elle est morte.
    Voilà, ce texte ne sert sans doute à rien, mais je jure qu'il me soulage et que je suis heureux de me dire qu'on va peut-être le lire et... peut-être encore, avec de l'indulgence. 
    Merci.


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  • Sonnet non autobiographique (comme d’hab,)

     

    S’il demeure en ton cœur un petit peu de moi,

    Un peu de ces instants que nous passions ensemble,

    Dis-toi que ce passé, quand il revient, me semble

    Plus fort que le présent : devant moi je te vois !

     

    J’ai perdu par dépit et sottise le droit

    De te parler d’amour (et de cela, je tremble)

    Mais nous étions tous deux, souviens-t-en, il me semble

    Deux naïfs enfants, soumis à leurs émois…

     

    J’ai vieilli maintenant, et l’humble calvitie

    Qui brille sur mon crâne a laissé les regrets

    Pousser comme des fleurs, sous ce front trop ridé.

     

    Lors, parfois des moments de cette ancienne vie

    Viennent, comme en ce jour, doucement m’envahir

    Et font rêver mon cœur de te voir revenir...


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  • Il est des jours…

     

    Il est des jours où le silence

    Est le plus lourd de tous les bruits.

    Il est des journées qu’une absence,

    Imprévue, change en tristes nuits.

     

    Sourd au présent, on tend l’oreille,

    Espérant entendre un seul nom.

    Mais tout au long de cette veille

    Rien ne vient, pas le moindre son.

     

    Il est des jours où tout un monde

    N’est jamais qu’un vide absolu,

    Lorsque le cœur qui vous inonde

    Vous laisse seul, perdu, tout nu.


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  • C’est mon chemin,

     

    Ai-je gagné ?

    Ai-je perdu ?

    J’avoue qu’au fond, je ne sais plus

    Quand je vois que ma vie s’avance

    Sans bien savoir quel est son but.

     

    J’ai commencé ma vie tout nu

    Pauvre bonhomme de naissance.

    Parfois j’ai pensé m’échapper

    De ce état, mais par malchance

    Chaque fois je suis retombé

    Le cul par terre à l’évidence !

                        

    Qu’ai-je gagné ?

    J’ai tout perdu

    Et je vois que la fin s’avance…

     

    Laisse la place,

    Ne rêve plus.

    C’est le lot de toute existence :

    Perdu gagné, gagné perdu…

     

    Dis ton adieu, pars en vacances...


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  • Saisons ?

     

    Ce matin, la pelouse est blanche

    Et l’herbe crisse sous le pied.

    Le givre, aussi, est sur les branches

    De ton vieux saule et du figuier.

     

    Le ciel trop bleu de cet automne

    Ensoleillé défie le temps.

    Le soleil luit, mais je frissonne :

    Sans toi plus rien n’est important !

     

    Ce faux printemps et sa lumière

    Laisse mon coeur vide d’espoir...

    Tu étais dure et toute fière

    En me quittant, hier au soir.

     

    Sur la pelouse, le silence

    Remplace le son de tes pas...

    Le gel, le froid et ton absence

    Comme l’hiver m’est un trépas !


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  •  

    J’écris ce que je veux

     

    Et le sujet

     

    Que j’ai

     

    j’en suis toujours heureux !

     

     

     

    Qu’il soit ou gai ou triste

     

    Cela m’importe peu

     

    Un poème n’existe

     

    Que s’il est bien gouteux

     

    Pour l’homme idéaliste

     

    Que je suis, croyez le !

     

     

     

    Chateaubriand, Musset,

     

    Victor Hugo, Bataille...

     

    Ne soyez pas froissés

     

    Lorsque, vaille que vaille

     

    Admirant vos beautés,

     

    Maladroit, je rimaille.

     

     

     

    Les mots que j’ai placés sur la feuille ou l’écran

     

    Seront pour mes enfants

     

    Le seul pauvre héritage

     

    Que je leur laisserai.

     

    Lors, ma sincérité,

     

    J’ai rêvé par ces pages

     

    La mettre à leurs cotés !

     


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  •  

    Sec ! Oh dieux que je suis sec !

     

    Là, je prends un papier...

     

    Ou j’allume l’ écran

     

    Plein d’envie, de courage.

     

    Et puis j’écris trois mots...

     

    ...Et la flamme s’éteint !

     

    Tout s’éteint dans mon crâne

     

    Les mots ne viennent plus

     

    Les images s’éloignent

     

    Mon vieux cerveau s’est tu.

     

    Faut que je les bouscule

     

    Lui et mon intellect

     

    Pour que ne soit pas nul

     

    Mon rêve de poète.

     

     

     

    Attention les bavures

     

    Que vous lisez ici

     

    Ne sont, et l’aveu m’en est dur,

     

    Que des essais taris

     

    Où se cherchaient l’idée, le rêve, l’étincelle

     

    Qui ne sont pas venus.

     

     

     

    Alors j’éteins l’écran,

     

    Je froisse le papier

     

    Puis assis près du feu,

     

    Je m’ouvre un bon bouquin !

     


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