• Si froide déesse...

    À la cité des eaux dormantes

    J’ai cru voir naître le printemps

    Quand tu passais, jeune, pimpante

    Sûre de toi et de ton rang.

     

    Princesse vierge, reine des heures

    Ta robe luit comme un soleil

    Robe magique qui nous leurre

    Et nous plonge dans le sommeil.

     

    Ta marche est vive, qui entraîne

    Avec toi les rêves passés.

    Tu es la splendide marraine

    Devant qui l’on doit s’abaisser.

     

    Si belle et froide qu’on en pleure

    D’amour déçu et de désir.

    Il vaudrait souvent mieux qu’on meure,

    Qu’on parvienne enfin à te fuir

     

    Plutôt que de se laisser prendre

    À tes pièges si doucereux.

    Ils ne nous laissent à attendre

    Que des lendemains malheureux.

     

    À la cité des eaux mourantes

    J’ai vu se noyer le printemps

    Quand tu m’a traîné, conquérante,

    Dans ton domaine, sanglotant !


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