• Un peu de prose au mileu des poèmes

    Voici un court  (très court) roman bizarre (très bizarre, publié en feuilleton sur Facebook.

     

     

    ÉTRANGE HISTOIRE.

     

    Elle était belle, elle était blonde.

    Moi je la suivais dans la rue…

    Et soudain, elle est disparue.

     (Attention, ceci n’est pas un poème, donc vous pouvez lire la suite, mesdemoiselles.)

     J’avoue que cela fait tout drôle : on admire une ondulation, on ne voit qu’elle et soudainement, plus rien ! Elle n’est plus là, ni l’ondulation ni celle qui la causait !

    Je n’ai pas compris.

    Mais, comme deux secondes plus tôt, nous étions seuls dans cette rue, la disparue et moi, je ne pouvais demander à qui que ce soit s’il y avait vraiment eu quelque chose avant.

    Peut-être y avait-il même toujours quelque chose à présent ?

    La dame, par exemple…

    Des fois que je sois victime de ma mauvaise vue.

    Un café, établissement heureusement fréquent dans ce vieux quartier Mouffetard, se trouvait juste là, disposé à nous accueillir, mes visions, mon incompréhension et moi.

    - Un kawa, siouplait, patron.

    Ce n’était pas un patron, mais une patronne, laquelle, lorsqu’elle s’est retournée s’est révélée, contrairement à ce que vous pourriez attendre d’une aussi bizarre histoire, n’être absolument pas mon évanescente beauté.

     

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le 8/3/2016)

     

    Mais elle était jolie aussi et le sourire qu’elle m’adressa me fit presque oublier sa prédécesseuse.

    Elle eut, contrairement à ce qu’aurait sans doute fait celle-ci, la gentillesse de rester suffisamment présente (en chair et en os, supposais-je) pour porter le café à la table où je m’étais installé. J’aurais bien voulu la toucher pour vérifier le bon fonctionnement de mes sens, mais, timide comme d’habitude devant une jolie dame, je n’ai pas osé.

    Et puis, rapidement, elle est partie dans l’arrière cuisine. Dés lors, je pus constater que le résultat était identique : mécanique ou magique, une disparition fait toujours disparaître (après tout, c’est sa fonction).

    Seulement, je me dis que, là, je pouvais réagir :

    - Mademoiselle ?

    - Oui ?

    Un mouvement, un personnage… Un gros bonhomme moustachu en tablier bleu, le bougnat d’il y a cinquante ans, dans toute sa grandeur.

    - Vous désirez, m’sieur ?

    - (aïe) Euh rien, juste un sucre en plus, s’il vous plaît.

    - La boule est devant vous, je l’ai posée là quand je vous ai servi.

    Lui, me servir ? Chuis devenu fou, alors ?

     

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le 9/3/2016)

    Non, pas fou, pas fou !

    La serveuse est derrière le bougnat et me sourit.

    Pas fou, je suis pas fou ! Ouf (pour une fois, ce mot est à sa place et correspond bien à ma crainte, puisque il en est juste le contraire).

    Le bonhomme rentre dans son antre et la demoiselle s’approche.

    - Rassurez-vous, il ne vous a rien servi, ce vieux ronchon. Il était en train de boire sa gentiane lorsque vous êtes entré. Mais il aime bien pratiquer ce genre de plaisanterie, avec les clients inconnus.

    - Merci de m’expliquer, j’avoue que, pendant quelques secondes…

    Café avalé, café payé, je me lève et quitte l’estaminet bien décidé à oublier toutes ces co…choseries et à rentrer chez moi pour m’accrocher à quelque chose de connu, de stable et de prévisible, la constitution des Etazunis, par exemple.

    Seulement l’homme (moi en l’occurrence) propose et la femme (si, si, c’est encore d’elle qu’il s’agit) dispose. Mon fantôme était sur le trottoir d’en face, occupée à la contemplation d’une devanture emplie de chaussures (ce genre de boutique est encore plus fréquent que les troquets, dans ce quartier).

    J’ai vacillé.

    Mais je me suis repris et, timidement, lentement, comme lorsqu’on tente d’attraper un piaf dont on sait à l’avance que, quelque précaution qu’on prenne, il s’envolera avant qu’on ait la moindre chance de le saisir, je traversai la rue et m’approchai de mon mystère féminin encore plus mystérieux qu’il n’est permis.

     (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le 10/3/2016)

    Ding dong, cataclong, ding dong !

    Qu’on me dise ce que cette sonnerie de cloches et cet environnement lumineux, bleu verdâtre, font au beau milieu d’une petite artère du vieux Paris ?

    Comment ça, pas de réponse ?

    Bon, ben tant pis, de toutes façons, c’est déjà fini lorsque je mets le pied sur le trottoir d’en face…

    Seulement…

    Seulement, la demoiselle a profité de ce que l’effet de surprise me faisait oublier tout ce qui n’était pas ding dong et lumière verte pour, derechef, partir encore !

    Mais, j’en ai marre, moi ! Je ne veux plus de beauté, blonde ou brune, évanescente ou matérielle, qui me tourne la tête et me bouleverse les sens. Donnez moi de la bonne dame carrée, voire ronde, lourde et fermement accrochée au sol.

    De la dame connue, pas pin-up sans doute, mais tellement rassurante !

    Tiens, je veux ma concierge ! Elle n’est pas belle, mais qu’est-ce qu’elle est reposante. On sait toujours ce qu’elle va dire, comment elle va ronchonner, vous engueuler sans vraie raison… Je l’aime, ma concierge !

    Ceci dit, ma fantomatique amie est tout de même plus jolie et bien plus agréable à regarder, même si je n’y parviens que par intermittence. 

    Alors, où est-elle et où vais-je la retrouver ?

    Je sais maintenant que c’est obligatoire, elle revient trop facilement pour que ce ne soit qu’un hasard.

    Maizoù, où, ouhouhou ?

    Où donc est-elle, mon cœur l’appe… (oh pardon, je m’égare, mon amour des vieilles chansons, sans doute)  ?

    Alors, je pars au hasard, persuadé qu’aucune direction n’est meilleure qu’une autre et c’est sans doute vrai. En tous les cas, c’est ce que je me dis lorsque je me sens pris d’un vertige bizarre…

     (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le 11/3/2016)

    Enfin, bizarre, pas vraiment.

    Il ressemble à tous les vertiges que j’ai connu, celui-ci. Cependant, bizarre il l’est parce que, justement, je n’en ai connu que très rarement et jamais dans la rue, c’est trop dangereux. Il y a des voitures qui vous écraseraient comme rien dans la rue ! Alors, mes vertiges, en général, je les garde pour chez moi, dans mon appartement où se trouvent tout de même moins de méchants trolls qui cherchent toujours à me tendre une embuscade.

    Mais là, c’est dans la rue, comme depuis le début de  cette… histoire ? aventure ? qu’il m’attrape, ce vertige.

    La rue (oui je sais, encore une répétition, mais j’ai du mal à faire autrement) d’un seul coup, me paraît molle. Et ça, c’est étrange, ce n’est pas moi (sujet logique du vertige) qui me trouve tout mou, c’est la rue.

    D’où je tire une question, presque une affirmation (enfin, pas vraiment une affirmation, n’exagérons pas) : Et si c’était elle qui était victime de ce vertige ?

    Une rue, chose matérielle s’il en est, peut elle être vertigineuse ? Oui, si elle est en hauteur et sans garde fous, mais c’est elle alors qui vertiginise (néologisme osé, vous le remarquerez) le passant, pas elle-même qui se vertiginise.

    Alors que là… !

    Oh, Maman, que j’ai mal à la tête !

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le12/3/2016)

    Et c’est pas fini !

    Parce que la rue, en plus d’être devenue toute molle dans son tracé, a fait de même dans son volume. Dés lors, voici que, bêtement, très bêtement, au lieu de suivre le chemin qu’une rue honnête vous propose, je suis en train de me glisser dans ses entrailles…

    Passer de la 2D à la 3D, c’est à la mode dans les films et à la télévision, je le sais, mais c’est bien embêtant lorsque c’est à vous que cela arrive, IRL (In Real Life, je le précise pour ceux qui ne passeraient pas leur temps dans divers forums). Dans la vie réelle, quoi !

    Dans les entrailles de la rue, ai-je dit ?

    Ben, pas vraiment, parce que, tout au long de ce glissement que je suis en train de vivre, je ne croise aucun égout, aucune pierre, pas de terre, même pas un tunnel de métro. Je traverse juste un « truc » translucide et lumineux.

    Serais-je en train de vivre une expérience de mort imminente, d’être enlevé par des extra-terrestres (enfin, dans ce cas, plutôt par des infra-terrestres) ?

    Un grand coup de klaxon, suivi du crissement de pneus brutalement freinés, me répond que ce n’est absolument pas le cas.

    Je suis bien sur terre, dans la rue.

    Mais ce n’est pas la même !

    J’étais dans une rue portant encore les traces du vieux Paris, avec par-ci par-là quelques pavés s’échappant du bitume et je me retrouve sur une route de campagne, devant une grille gigantesque qui semble une entrée de château.

    Assises sur un banc de pierre jouxtant la grille et se marrant comme des baleines, elles sont là, elles, toutes les deux, ma serveuse et ma fugueuse.

    Bon, j’en reviens à ce que je disais plus tôt  : Chuis devenu fou !

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre qu’elle se déroule. Donc, à la prochaine !) (posté le 13/3/2016)

     Ça doit se voir que je suis tout surpris car en plus de rigoler, les deux gamines me désignent du doigt, l’une à l’autre. Je ne leur donnerai pas la satisfaction de les interroger et, frimeur comme pas deux, je passe devant elles sans paraître les remarquer et je pousse la grille…

    Criiiii…

    Faudrait les  graisser un peu, les charnières de cette grille.

     

    INTERRUPTION (et j’en suis désolé)

     

    J’allais vous entraîner dans un monde où les jolies filles ont des pouvoirs magiques… et puis, crac, je ne me suis pas retrouvé dans la cour d’un château, mais au fond d’un lit, le mien, crachant tripes et boyaux…

    Cela, je le reconnais, n’a rien à voir... enfin, pas vraiment… En réalité, je ne sais pas, parce que la fièvre (costaude… ça se dit ?) qui m’a accroché, m’a carrément déposé ailleurs.

    Dans un monde où rien n’est droit, où rien n’est horizontal où tout est mou, mais où, catastrophe de catastrophe, j’avais beau chercher, je ne pouvais pas voir la moindre jolie fille.

    Ça, c’est juste.

    Je veux bien avoir mal, je veux bien tousser comme un perdu, mais ,ne plus voir mes deux incompréhensible fées, ça, je veux pas ! et ce n’est pas parce que des vilains trolls tentent de m’attacher pour me faire taire, que je cèderai.

    Quand je protestais contre cette situation, j’ai du sombrer dans le sommeil, car d’un seul coup, je me réveille, en sueur, entortillé dans mes draps.

    Ah, ce ne sont pas des trolls qui me faisaient prisonnier, mais mes draps. C’est moins effrayant mais moins glorieux, aussi.

    Bon, vous êtes gentils, mais je vais replonger au fond du lit, bicoz je ne sais pas comment vous narrer ce qui arrive.

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre que j’en prenne conscience, ce qui ne me semble pas vraiment être le cas. Donc, à la prochaine !)(posté le 14/3/2016)

    Il y a vraiment des journées difficile où, en plus de ses « secrétions bronchiques » (c’est leur noms exact) on jette également ses idées par-dessus bord. Paraîtrait qu’au-delà de 38°5, que ce soit le matin ou pas, elles font comme l’encre à stylo sur du papier un peu gras : elles se fixent pas !

    Ben, c’est pas un mythe et ni Adam Savage ni Jamie Hyneman n’auront à le vérifier, je confirme sa véracité, les miennes se sont échappées à un e allure vertigineuses pour aller se cacher dans un endroit dont j’ignore totalement la localisation.

    Elles m’ont juste laissé, au moment de leur départ… ou avant leur départ… ou…

    M’en moque !

    Elles m’ont juste laissé le souvenir de deux jolies gamines qui se moquaient de moi, mais chais plus où, chais plus quand et chais plus pourquoi. N’empêche que j’aimerais bien les revoir, ces demoiselles. Même leur méchanceté (vacherie ?) à mon égard me consolerait du triste moment que je suis en train de vivre.

    Des maladies, j’en ai eu pas mal, des graves, des bénignes (et pas forcément à Dijon) des entre les deux, mais toute, en général, plus sérieuses, voire dangereuses bien plus, que le gros rhume que je trimballe là. Et pourtant, jamais (je cherche dans ma vieille mémoire pour vérifier) jamais disais-,je n’en ai entretenues de plus ch… désagréables que ces gros Rhumes là !

    Attendez, c’est une impression, un délire occasionné par la fièvre ou une réalité, ce léger baiser que je viens de sentir sur ma joue, dans cet appart où je vis seul ?

    Non, c’est pas du faux, pas un mythe encore une fois, puisque, à l’instant où je me posais la question, deux baisers, l’un sur chaque joue se posaient à nouveau.

    Deux ? en même temps ? des deux cotés à la fois ? mais alors… ?

    (Mais pour la suite, si elle vous intéresse, faudra attendre que je les vive, ce qui ne me semble difficile à prévoir pour l’instant. Donc, à la prochaine !)(posté le15/3/2016)

    Ben non !

    Vous croyez quand même pas que je vais vous donner des détails sur ce qui s’est passé après ces doubles bises ? Et mon intimité, alors !

    Juste, je peux vous dire que j’ai été énormément surpris et que cela n’a rien d’étonnant, s’il m’a fallu une journée pour me remettre de ce que je venais de vivre.

    Ouaouh !

    Enfin, un détail : ce sont deux sœurs… et non, elles ne sont pas de la même famille.

    Comment ça, ce n’est pas possible ?

    Bien sûr que ça ne l’est pas… mais voilà, elles ont frangines quand même.

    Du même père et de la même mère, si, si !

    Et je sui sûr que c’est la vérité, parce que j’ai eu l’occasion de vérifier, de près, de nombreuses similitudes qui… Bon, je vous l’ai dit, je ne donne pas de détail, mais vous pouvez me croire.

    Alors, comment se fait-ce ?

    De la même façon et pour la même raison qu’un coup l’une est là, un coup c’est l’autre, ou les deux… mais ne comptez pas sur moi pour vous l’expliquer scientifiquement, et là ce n’est pas par discrétion, c’est uniquement parce que je n’ai rien compris à leurs explications, si ce n’est, en plus, que je suis pratiquement le seul à les voir.

    Oui, ça, ça peut se dire : elles sont d’ailleurs !

    D’ailleurs, je l’aurais compris sans qu’elles le confirment, mais c’est bien le principe elles sont ici avec moi mais aussi, chacune sur son propre univers…

    Je sais, moi aussi, j’ai eu mal à la tête et c’est pour ça qu’il y a un trou d’une journée, dans mon récit.

    Mêmes géniteurs, donc sœurs, mais deux univers différents, donc pas de la même famille, et je les retrouve de temps à autre ici dans un troisième univers, le mien… le vôtre.

    Là , bien sûr, je simplifie et ne vous donne que le résultat (ou du moins ce qui me paraît le résultat) de leurs explications.

    En gardant la meilleure ou la pire pour la fin. Lorsque j’ai demandé : « mais pourquoi moi ? »

    Elles ont encore éclaté de rire : « parce que tu n’es pas normal, évidemment ! » avant de disparaître à nouveau.

    Ah non, je ne vais pas les perdre ?

    Peut-être pas, quand j’ai allumé mon ordi, pour écrire tout ça, il y a quelques minutes, la page d’accueil avait changé, plus d’image, mais sur un fond noir, une simple phrase : « à demain »…

    Alors, j’attends. Vous verrez demain si c’était une promesse ou du baratin.

    (Pour la suite, si elle vous intéresse encore, faudra attendre que je la vive… ou non, chuis pas maître de la chose. Mais j’espère pouvoir vous dire sincèrement : à la prochaine)( posté le17/3/2016)

    Il ne m’aura pas fallu 24 heures, mais bien le double pour que je m’en remette :

    Elles ont tenu parole… mais pas comme je l’aurais espéré, oh non !

    D’abord, je dormais lorsqu’elles sont arrivées. Enfin, une, la première, la blonde. Je le précise parce que je remarque ne pas l’avoir écrit plus tôt : les fausses frangines sont à l’opposé pour la chevelure. Et heureusement, parce que sans cela, pour les distinguer l’une de l’autre, lorsqu’elles sont côte à côte, pas facile !

    Donc, lorsque la blonde est arrivée, elle a commencé par se glisser dans mon rêve, et uniquement là. Ce n’est que peu à peu, alors que je me réveillais doucement, que je l’ai sentie se matérialiser contre moi.

    Sensation bizarre !

    Lorsqu’enfin, elle fut… entière ( ?)  à mes cotés… non, pas « à mes », contre mon coté gauche, celui du cœur, je me suis senti poussé du coté droit, celui qui normalement se trouve à la limite du lit, vers le centre de celui-ci et, tandis que sa sœur reculait pour lui laisser assez de place, la petite brunette s’est matérialisée à son tour contre moi.

    Avais-je chaud ? Oui, très !

    Mais n’espérez rien de « hot », parce qu’à ce moment-là, mon lit s’est mis à disparaître, lentement et j’ai éprouvé la nette sensation que sans mes deux voisines, je serais tombé dans le vide qui, à ce moment-là, avait peu à peu, remplacé ma chambre.

    Et j’ai hurlé !

    C’est une impression horrible de se retrouver en pyjama, coincé entre deux jolies filles, à des milliers de kilomètres de… de quoi au fait ? Et ben, de rien !

    Je ne peux pas dire mieux, nous étions tous les trois au milieu de rien, de rien, de RIEN !!!

    Bon, j’arrête de crier.

    D’autant que d’un seul coup, le vide a disparu (comment peut-on faire disparaître ce qui n’est rien ? J’ai l’impression d’écrire n’importe quoi, moi… mais la situation , je vous le jure, peut vraiment mme servir d’excuse) et que je me suis retrouvé à nouveau allongé dans mon lit, entre mes deux merveilles.

    Ah non, pas dans mon lit.

    Mais où et dans lequel, alors ?

    (Pour la suite, si elle vous intéresse encore, faudra attendre que je la vive… ou non, chuis pas maître de la chose. Mais j’espère pouvoir vous dire sincèrement : à la prochaine)( posté le19/3/2016)

    Un grand lit, en tout cas, bien plus large que mon malheureux 140 (dont je me suis toujours satisfait, cependant) et plein de colifichet, de velours, de dentelles…

    Pas possible, chuis arrivé dans un bor… moi.

    Hou là, je vais les regarder d’un autre œil, désormais, mes donzelles ! Enfin faut reconnaître qu’il est confortable leur lit et que…

    Ben, c’est pas vrai, elle ne sont plus là. Encore ! Ce ne sont pas des filles, ce sont des billes de mercure qu’il est impossible de stabiliser, ces mômes, et ça facilite pas les relations ça… ni la relation de ces relations, d’ailleurs. Si tant est qu’il y ait quelque chose à relater, parce qu’il me semble bien que, depuis que j’ai suivi ma petite blonde, dans la rue, je vis au milieu d’un courant d’air, moi.

    Enfin, je vis, je vis ? pas sûr du tout. Réfléchissons : voici bien une semaine, non, 11 jours que ce truc, ce machin, cette histoire est commencée et, à part le café qui m’a donné l’occasion de croiser la brune, j’ai bien conscience de n’avoir rien bu, rien mangé.

    J’ai existé, je crois… la preuve, j’ai agi et même sérieusement interagi il y a trois jours avec mes copines… ou bien ai-je rêvé ?

    Non, c’était trop réel ! Sauf que je me demande, le sont elles, réelles, toutes les deux ?

    Oh, et puis zut, arrête de te poser des questions mon vieux, tu es dans un lit confortable, si tu te laissais aller au lieu de te torturer la cervelle.

    Ah, une présence dans mon dos, je ne suis plus seul.

    La brune ? La blonde ?

    - Aucune mon cher Monsieur, leur mère !

    Aïe !

    - Et vous êtes chez moi, dans ma chambre, dans mon lit, sans que je ne vous ai, le moins du monde, invité à y être.

    Re-aïe !

    (Pour la suite, si elle vous intéresse encore, faudra attendre que je la vive… et que j’y survive. Mais j’espère pouvoir vous dire sincèrement : à la prochaine)

    Pas facile, après une semaine de raconter les bizarres choses qui me sont advenues, trop bizarres pour que je les narre tranquillement dans une période où le monde est plus méchamment bizarre encore que mes aventures.

    Juste un détail à raconter, celui de la Môman de ses deux fifilles, installée dans le lit où je me trouvais…

    Ben, pas facile, là encore, de lui expliquer, alors bien sûr, je me suis embrouillé, j’ai bafouillé, pataugé, encore et encore, jusqu’au moment où elle a éclaté de rire.

    - Paniquez pas, paniquez pas, je sais tout ça, je sais même tout de vous et c’est moi qui ai suggéré à mes filles de vous attirer dans ce traquenard, car c’en est  un, je l’avoue.

    ………

    Cette ligne de points, c’est pour traduire le silence, celui que je ne réussissais pas à remplir avec une réponse dont j’aurais bien aimé qu’elle existe, à défaut d’être intelligente.

    Et puis, c’est sorti quand même :

    - Mais, pourquoi ?

    - Pour égayer un peu votre vie . c’est notre rôle à nous, celles que, dans votre passé, vous appeliez les Fées. Comme vous l’avez remarque, fées et folie, ça possède la même initiale…

    Alors, je n’ai plus résisté, et j’ai plongé… dans la folie (dont il faut bien avouer que certains affirment que j’y nageais déjà depuis fort longtemps).

    J’en suis sorti un instant pour vous raconter ça et vous dire que la folie, ce n’est pas un état ni une maladie, c’est un lieu où l’on se retrouve, un lieu dont les règles sont floues, incompréhensibles, folles, quoi !

    Mais un lieu si agréable que j’y retourne à l’instant et tant pis si mon histoire finit en queue de poisson…

    Après tout, c’est demain le premier avril, n’est-il pas ?

     (pour la suite… ah ben non, y’a pas de suite. Peut-être autre chose, à un autre moment, dans une autre vie, une autre corde – enfin, ça, c’est une théorie !)


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