• Moi, je maîtrise mal les poèmes d’amour

    J’ai toujours l’impression (qui n’est que personnelle)

    De raconter du vent à quelque péronnelle

    Afin de l’étourdir à grands coups de tambour.

     

    Mentant, j’augmenterais dans un joli discours

    Combien je suis heureux de la trouver si belle,

    Combien cette beauté me plonge en d’éternelles

    Amours (oui, de ceux-là qui dureront toujours).

     

    J’aime autant, s’il s’agit d’une œuvre littéraire,

    Rester un peu modeste et n’utiliser pas

    Ces grands mots trop jolis qu’on ne peut mettre au pas.

     

    Je sais, quand on écrit, parfois d’être sincère

    Ça surprend la lectrice et puis ça la déçoit

    Et je perds son amour… ou le garde parfois…


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  • Toujours pas un poème, mais une pensée :

    Les associations féministes ont protesté parce qu'un village utilisait le mot "vertu" dans un prix à remettre à une dame.

    Nouveau slogan des féministes : toutes égales, toutes de putes, même celles qui ne le souhaitent pas ! Ah mais !

    Qu'est-ce que c'est que cette idée bizarre ? Vouloir être vertueuse ? Sont folles, celles qui croient encore à ça... Et surtout, elles n'en n'ont, apparemment pas le droit.


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  • Pas un poème, mais une pensée :

    L'égocentrisme est à la fois la chose du monde la plus reprochée... et la mieux partagée.


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  • Encore un peu de philosophie, ça rigole pas, hein ?

     

    Ma vie s'assoupissait dans un calme imbécile

    Où les jours ressemblaient à des nuits sans sommeil.

    Lors je n’existais plus : je survivais, pareil

    À ce mollusque gris, sur la roche immobile.

     

    J’avais depuis longtemps rejeté les devoirs

    Qu’un homme doit remplir quand il veut être un homme…

    Je disais : « je suis libre ! » et j’étais pauvre comme

    Peut être un sans-logis quand il vient à pleuvoir.

     

    Oh cette liberté ! Combien j’ai voulu d’elle !

    Combien je l’ai cherchée, quitte pour la trouver

    À me priver d’amour, quitte à tout réprouver,

    Quitte à rester tout seul. Je le croyais si belle !

     

    Et ma vie devenait celle d’un exilé

    Qui se retrouve seul pour s’assoir à sa table

    Mais ne peut protester puisque seul responsable

    Du vide qui l’entoure et le laisse esseulé.

     

    Et puis la vérité m’est venue, par surprise

    Prison ou liberté, si l’on s’est enfermé

    Soi-même, c’est pareil et le pauvre opprimé

    Ne l’a jamais été que grâce à sa sottise !

     

    Mieux vaut tard que jamais pour qu’enfin je comprenne…

    Et si je ne peux pas vivre le temps perdu

    Mon esprit désormais est enfin détendu

    Et ma vie finira sans que ça me reprenne !

     


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  • Je suis fatigué de tourner et retourner mes souvenirs

     

    Ma tête vide infiniment, c’est le plus fort de mes désirs.

     

    J ’ai tout brûlé mais tout revient et, Dieu, que je me trouve bête

     

    À replonger dans ce passé que je regrette et qui s’entête…

     

     

    Lorsque c’est fait, à quoi sert donc de repenser qu’on a eu tort ?

     

    De mots non dits, gestes mal faits, on se fabrique des remords

     

    Et puis enfin on s’aperçoit que jamais la vie ne recule,

     

    Que les erreurs sont restées là, rendant les regrets ridicules

     

     

    Toutes mes fautes ou les leurs, mes maladresses, mes écarts,

     

    Je voudrais bien les ignorer, les repousser sans trop d’égards

     

    Mais je ne peux y parvenir à présent que mon heure sonne.

     

    Alors vous tous que j’ai aimé, s’il vous plaît, que l’on me pardonne !

     


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  •  

    Écrire un poème ?

     

    Dis-moi comment faire,

     

    Moi je ne sais plus.

     

    J’aime mieux me taire

     

    Fredonner lalalère

     

    Et m’aller coucher.

     

     

     

    Je préfère lire

     

    Les mots des génies

     

    Le poètes vrais

     

    Dont je ne suis pas.

     

     

     

    Écrire un poème.

     

    Un beau, j’aimerais...

     

    Mais ça reste un rêve

     

    Alors je me tais.

     


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  • J'en ai honte, mais je me rends compte que je deviens un horrible misanthrope.
    Le spectacle de la bêtise humaine me lasse, je n'ai même plus la force de juger les saloperies de Trump. Je me dis avec tristesse que peut-être mes enfants mourront plus tôt que moi, bien qu'en même temps, des conséquences d'une guerre nucléaire voulue par un malade.
    Il est peut-être un peu moins fou qu'Hitler, je ne sais pas, mais il a beaucoup plus de moyens et il se sent tranquille puisque ce qu'il est en train de déclencher se passe sur un autre continent que le sien.
    C'est sans doute lâche et égoïste, mais je suis de plus en plus satisfait d'être au bout (relatif) du chemin.
    Par contre, je culpabilise de vous laisser, à vous, les jeunes, un monde dans cet état et sur ce chemin...
    Hier, j'étais de gauche parce que j'avais toujours eu confiance dans l'homme et dans le progrès. Aujourd'hui, je suis toujours de gauche, à cause ou grâce à mon sens de la justice et de l'humanité, mais pour ce qui est de la confiance, j'avoue qu'elle est morte.
    Voilà, ce texte ne sert sans doute à rien, mais je jure qu'il me soulage et que je suis heureux de me dire qu'on va peut-être le lire et... peut-être encore, avec de l'indulgence. 
    Merci.


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  • Sonnet non autobiographique (comme d’hab,)

     

    S’il demeure en ton cœur un petit peu de moi,

    Un peu de ces instants que nous passions ensemble,

    Dis-toi que ce passé, quand il revient, me semble

    Plus fort que le présent : devant moi je te vois !

     

    J’ai perdu par dépit et sottise le droit

    De te parler d’amour (et de cela, je tremble)

    Mais nous étions tous deux, souviens-t-en, il me semble

    Deux naïfs enfants, soumis à leurs émois…

     

    J’ai vieilli maintenant, et l’humble calvitie

    Qui brille sur mon crâne a laissé les regrets

    Pousser comme des fleurs, sous ce front trop ridé.

     

    Lors, parfois des moments de cette ancienne vie

    Viennent, comme en ce jour, doucement m’envahir

    Et font rêver mon cœur de te voir revenir...


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  • Il est des jours…

     

    Il est des jours où le silence

    Est le plus lourd de tous les bruits.

    Il est des journées qu’une absence,

    Imprévue, change en tristes nuits.

     

    Sourd au présent, on tend l’oreille,

    Espérant entendre un seul nom.

    Mais tout au long de cette veille

    Rien ne vient, pas le moindre son.

     

    Il est des jours où tout un monde

    N’est jamais qu’un vide absolu,

    Lorsque le cœur qui vous inonde

    Vous laisse seul, perdu, tout nu.


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  • C’est mon chemin,

     

    Ai-je gagné ?

    Ai-je perdu ?

    J’avoue qu’au fond, je ne sais plus

    Quand je vois que ma vie s’avance

    Sans bien savoir quel est son but.

     

    J’ai commencé ma vie tout nu

    Pauvre bonhomme de naissance.

    Parfois j’ai pensé m’échapper

    De ce état, mais par malchance

    Chaque fois je suis retombé

    Le cul par terre à l’évidence !

                        

    Qu’ai-je gagné ?

    J’ai tout perdu

    Et je vois que la fin s’avance…

     

    Laisse la place,

    Ne rêve plus.

    C’est le lot de toute existence :

    Perdu gagné, gagné perdu…

     

    Dis ton adieu, pars en vacances...


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