• Plumes de mon passé…
     
     
     
    Des bouffées
     
    De passé
     
    S’installent dans ma tête
     
    Sans me dire pourquoi…
     
    Et puis sans prévenir
     
    M’emportent vers des jours
     
    Qui s’étaient effacés
     
    Que j’avais oubliés
     
    Et qui reviennent,
     
    Là !
     
    Des souvenirs sans poids,
     
    Petits moments de rien
     
    Dont je ne comprends pas
     
    Qu’ils subsistent encore.
     
    Pourquoi ne sont-ce pas
     
    Les grands jours qui me viennent ?
     
    Les grands moments de joie
     
    De bonheur ou de peine ?
     
    Non,  ce ne sont,
     
    Comme plumes,
     
    Que des instants légers
     
    Qui s’étaient envolés…
     
    Alors,
     
    Quand ils arrivent
     
    Et que je les reçois,
     
    Ils font presque plus mal
     
    Ces petits bouts de rêves
     
    Car ils remontent
     
    En moi
     
    Ces jours sans importance
     
    Dont s’est formée ma vie
     
    Et qui venant me voir
     
    Me disent : « on n’est plus là ! »


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  • Quand je me réveillai, venue de mon jeune âge
    Et comme sans raison, a coulé sur ma peau
    Une larme d'avant, quand le ciel était beau
    Et que tu t'amusais, ironique et sauvage
    A jouer de mon cœur ainsi que d'un cerceau.

    Ah, comme elle a brulé, sur ma peau, cette larme
    Ravivant dans l'instant et remords et regrets.
    C'est lourd un souvenir et ça vient à son gré
    Bousculer le présent avec un beau vacarme
    Pour dire que ces jours, bien qu'éteints, sont tout près.

    Je t'ai revue si belle et pleine de détresse
    Quand, lassé de tes jeux, de ta méchanceté,
    J'ai crié "au revoir" et que ta vérité
    M'est apparue trop tard, en suivant cette caisse
    Où t'avait enfermée ton amour d'un été...


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  • Ceci n'est pas un poème, mais l'expression, en prose, d'un ras-le-bol :

    Les sentiments sont une chose, le rôle des deux sexes dans la propagation de l’espèce humaine en est une autre.

    Or, pour que ce rôle soit rempli, il faut obligatoirement qu’il y une attirance physique. C’est pourquoi, ceux qui sous couvert de respect et de non sexisme, souhaitent arriver, de fait, à une situation où cette attirance devient anormale, m’insupportent !

    Ils oublient, je pense, que si leurs parents avaient suivi leurs directives, ils ne seraient sans doute pas là pour les promouvoir !


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  • Et puis, à d’autres jours

    On se dit que la vie

    Malgré quelques moments,

    C’est encore ici bas

    Ce qu’il y a de mieux.

    Alors on s’y accroche,

    On oublie ses envies,

    On oublie ses tourments

    Et lors d’un bon repas

    On ouvre enfin les yeux,

    On regarde ses proches

    Qui furent là, toujours,

    Et on reprend la rampe !!!


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  • En ce lieu où je crois bien que seule, une muse, aussi irréelle que virtuelle, prend le temps de passer, je peux m'épancher et, désormais, ne publier qu'ici ces textes qui, mal compris, peinent ceux de ma famille, lorsqu'ils les lisent.

     

    De certains jours,

    Lâcher la rampe

    Et me laisser glisser en bas

    L’envie me vient.

    Mais il faut taire

    A ceux que j’aime ce besoin.

     

    Ils n’ont pas à porter pour moi

    La lassitude qui me pèse

    Eux qui voudraient, je crois, garder

    Près d’eux le vieil homme qui erre,

    Refusant de voir qu’il s’en va.

     

    Incompris,

    On l’est par nature

    Mais c’est pénible quelque fois.

    C’est douloureux, c’est imbécile

    Mais c’est ainsi

    Que la vie va !


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  • Je sais qu’au jour venu je me laisserai faire

    Je ne lutterai pas contre mon vieux destin

    Celui qui m’a suivi de  misère en festins.

    Ma vie je l’ai construite et dois m’en satisfaire

    Sans paraître étonné quand la lampe s’éteint.

     

    Et si ce jour venu, quelque esprit charitable,

    En souvenir de moi, condescend à pleurer,

    Mon âme j’en suis sûr, pourra se libérer

    En laissant ici-bas tous les instants minables,

    Les torts et les chagrins que j’ai pu générer.

     

    Alors, ce jour qui vient, qu’on sait obligatoire,

    Me serait un passage vers un autre chemin

    Dont je voudrais qu’il mène un pauvre vieux gamin

    Qui fut trop paresseux pour atteindre la gloire

    En un endroit tranquille sans d’autres lendemains.


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  • C’est bien souvent la nuit que toutes les angoisses

    Tapies dans mon cerveau peuvent se libérer

    Pour tuer le sommeil dans des draps qui se froissent

    S’emplissent de sueur et tiennent prisonnier

    Un pauvre homme tremblant qui craint pour sa carcasse…

     

    L’ai-je déjà sentie cette sourde douleur ?

    Et si je l’ai sentie, était-elle aussi forte ?

    Comment imaginer l’avenir sans terreur

    Quand, dès lors qu’il fait noir le désespoir m’escorte,

    Suivant cette harpie qui me frôle le cœur ?

     

    Ainsi passent mes nuits en quelques somnolences

    Dont je sors épuisé mais reposé, jamais !

    Lors mon réveil, toujours, m’est une invraisemblance

    Que je peux déguster comme fait un gourmet

    Quand toutes ces terreurs retournent au silence !


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  • En cette veille de Noël je ne peux pas m’empêcher de penser à ceux qui cherchent une place dans ce monde et à qui on la refuse :

     

    Que c’est facile
    D’ironiser
    Et de mal réagir
    Face à la différence :
    Il est gros, il est noir...
    Un arabe ? Ouh là là...
    Elle est maigre, elle est blonde...
    Il est venu d’ailleurs et il s’exprime mal...
    Peuvent pas être bien, tous ces bizarres là !

    Non, c’est vrai
    Ils sont eux et pas nous.
    Mais ils sont comme nous
    Et pour eux, les bizarres,
    Si, souvent, c’était nous ?


    Joyeux Noël à tous.
    Amitiés, Alpero.

     


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  • Une histoire absolument pas autobiographique.

    Je n'ai jamais séduit une dame qui aimait quelqu'un d'autre, mais c'est plus par manque d'occasions que par vertu. Par contre, des types de ce genre, j'en ai croisé, trop.

    Et tout ça dans un essai de poème sans vraies rimes, j'ai le trac...

    Où as-tu vu que le bonheur
    C’est de l’argent avec du beurre ?
    Qu’on ne pourrait être content
    Sans cet argent ?

    Pourquoi penses-tu qu’une épouse
    Devrait rester à tes genoux
    Obéissante, admirative
    De tous tes sous ?

    Tu te crois toujours le meilleur
    Le roi du monde, le seigneur
    Celui qu’on écoute et qu’on craint…
    Pauvre crétin !

    Tu sais pourtant qu’elle m’attire
    Depuis toujours la belle enfant
    Que tu crois maintenir longtemps
    En esclavage.

    Alors, conserve ses photos
    Car avec moi, un peu plus tôt,
    Bien que poète et sans radis,
    Elle est partie.

     


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  • Je suis vieux et le proclame
    Car vraiment je suis content
    D’avoir tenu tout ce temps
    Qui n’était pas au programme. 
     
    Tout chétif et trop pressé
    J’étais arrivé au monde
    Sans qu’on pense une seconde
    Que j’allais y demeurer. 
     
    Accumulant les problèmes
    Sur la petite santé
    D’un enfant désorienté
    J’attirais le requiem*… 
     
    Et voilà que ce jourd’hui
    Sans canne je me promène
    Avec ma « petite laine »
     Pour éviter les ennuis. 
     
    Je suis vieux, je le proclame
    Mais je m’en moque après-tout
    Tant que je garde l’atout
    De l’espoir dans mon programme.

     

    * En priant de m'excuser pour cette fausse rime féminine.

     

     


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