• Et puis, à d’autres jours

    On se dit que la vie

    Malgré quelques moments,

    C’est encore ici bas

    Ce qu’il y a de mieux.

    Alors on s’y accroche,

    On oublie ses envies,

    On oublie ses tourments

    Et lors d’un bon repas

    On ouvre enfin les yeux,

    On regarde ses proches

    Qui furent là, toujours,

    Et on reprend la rampe !!!


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  • En ce lieu où je crois bien que seule, une muse, aussi irréelle que virtuelle, prend le temps de passer, je peux m'épancher et, désormais, ne publier qu'ici ces textes qui, mal compris, peinent ceux de ma famille, lorsqu'ils les lisent.

     

    De certains jours,

    Lâcher la rampe

    Et me laisser glisser en bas

    L’envie me vient.

    Mais il faut taire

    A ceux que j’aime ce besoin.

     

    Ils n’ont pas à porter pour moi

    La lassitude qui me pèse

    Eux qui voudraient, je crois, garder

    Près d’eux le vieil homme qui erre,

    Refusant de voir qu’il s’en va.

     

    Incompris,

    On l’est par nature

    Mais c’est pénible quelque fois.

    C’est douloureux, c’est imbécile

    Mais c’est ainsi

    Que la vie va !


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  • Je sais qu’au jour venu je me laisserai faire

    Je ne lutterai pas contre mon vieux destin

    Celui qui m’a suivi de  misère en festins.

    Ma vie je l’ai construite et dois m’en satisfaire

    Sans paraître étonné quand la lampe s’éteint.

     

    Et si ce jour venu, quelque esprit charitable,

    En souvenir de moi, condescend à pleurer,

    Mon âme j’en suis sûr, pourra se libérer

    En laissant ici-bas tous les instants minables,

    Les torts et les chagrins que j’ai pu générer.

     

    Alors, ce jour qui vient, qu’on sait obligatoire,

    Me serait un passage vers un autre chemin

    Dont je voudrais qu’il mène un pauvre vieux gamin

    Qui fut trop paresseux pour atteindre la gloire

    En un endroit tranquille sans d’autres lendemains.


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  • C’est bien souvent la nuit que toutes les angoisses

    Tapies dans mon cerveau peuvent se libérer

    Pour tuer le sommeil dans des draps qui se froissent

    S’emplissent de sueur et tiennent prisonnier

    Un pauvre homme tremblant qui craint pour sa carcasse…

     

    L’ai-je déjà sentie cette sourde douleur ?

    Et si je l’ai sentie, était-elle aussi forte ?

    Comment imaginer l’avenir sans terreur

    Quand, dès lors qu’il fait noir le désespoir m’escorte,

    Suivant cette harpie qui me frôle le cœur ?

     

    Ainsi passent mes nuits en quelques somnolences

    Dont je sors épuisé mais reposé, jamais !

    Lors mon réveil, toujours, m’est une invraisemblance

    Que je peux déguster comme fait un gourmet

    Quand toutes ces terreurs retournent au silence !


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  • En cette veille de Noël je ne peux pas m’empêcher de penser à ceux qui cherchent une place dans ce monde et à qui on la refuse :

     

    Que c’est facile
    D’ironiser
    Et de mal réagir
    Face à la différence :
    Il est gros, il est noir...
    Un arabe ? Ouh là là...
    Elle est maigre, elle est blonde...
    Il est venu d’ailleurs et il s’exprime mal...
    Peuvent pas être bien, tous ces bizarres là !

    Non, c’est vrai
    Ils sont eux et pas nous.
    Mais ils sont comme nous
    Et pour eux, les bizarres,
    Si, souvent, c’était nous ?


    Joyeux Noël à tous.
    Amitiés, Alpero.

     


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  • Une histoire absolument pas autobiographique.

    Je n'ai jamais séduit une dame qui aimait quelqu'un d'autre, mais c'est plus par manque d'occasions que par vertu. Par contre, des types de ce genre, j'en ai croisé, trop.

    Et tout ça dans un essai de poème sans vraies rimes, j'ai le trac...

    Où as-tu vu que le bonheur
    C’est de l’argent avec du beurre ?
    Qu’on ne pourrait être content
    Sans cet argent ?

    Pourquoi penses-tu qu’une épouse
    Devrait rester à tes genoux
    Obéissante, admirative
    De tous tes sous ?

    Tu te crois toujours le meilleur
    Le roi du monde, le seigneur
    Celui qu’on écoute et qu’on craint…
    Pauvre crétin !

    Tu sais pourtant qu’elle m’attire
    Depuis toujours la belle enfant
    Que tu crois maintenir longtemps
    En esclavage.

    Alors, conserve ses photos
    Car avec moi, un peu plus tôt,
    Bien que poète et sans radis,
    Elle est partie.

     


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  • Je suis vieux et le proclame
    Car vraiment je suis content
    D’avoir tenu tout ce temps
    Qui n’était pas au programme. 
     
    Tout chétif et trop pressé
    J’étais arrivé au monde
    Sans qu’on pense une seconde
    Que j’allais y demeurer. 
     
    Accumulant les problèmes
    Sur la petite santé
    D’un enfant désorienté
    J’attirais le requiem*… 
     
    Et voilà que ce jourd’hui
    Sans canne je me promène
    Avec ma « petite laine »
     Pour éviter les ennuis. 
     
    Je suis vieux, je le proclame
    Mais je m’en moque après-tout
    Tant que je garde l’atout
    De l’espoir dans mon programme.

     

    * En priant de m'excuser pour cette fausse rime féminine.

     

     


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  • Tous commencés, jamais finis
    Tous mes romans et mes histoires
    Mes beaux projets de scenarii
    Si passionnants, je m'en fais gloire,
    Sont-ils morts-nés, perdus, partis
    Comme mon silence fait croire ?

    Ils étaient longs, mon souffle est court
    Et bien avant qu'il ne s'achève
    Mon projet, sans premiers secours,
    Meurt et rejoint mes autres rêves
    Qui m'ont parus si beaux... un jour.
    Puis ont flétris, faute de sève.

    Mais je les garde au fond de moi
    Et je sais qu'un beau jour, ma plume
    Frétillante au bout de mes doigts
    Ira chercher sous quelque brume
    Un vieux sujet, afin qu'il soit
    Enfin mon chef-d’œuvre... posthume ?


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  • Notre vieillesse peut être fort agréable

    Si l’on sait accepter ses douleurs,

    Ses lenteurs.

     

    L’esprit débarrassé de quelques inquiétudes

    Sur l’avenir lointain… qui lors, n’existe plus,

    On peut (doit) profiter

    De chaque instant qui passe

    Sans plus se demander

    Si l’on fait mal ou bien !

     

    Notre vieillesse c’est le moment d’existence

    Qu’on se doit de goûter

    Puisque c’est le dernier.

     

    Pleine de maladie, de manques, de souffrances

    Elle est de notre vie l’instant privilégié.

    Car c’est de notre vie l’ultime vérité !


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  • Quand le crabe s’installe, on vous dit, rassurant :

    « Le tien n’est pas très grave et les soins maintenant

    Permettent de guérir chaque cancer qui passe. »

    Je sais, c’est pour aider, mais le mot dans la face

    C‘est vous qui l’avez pris, vous laissant chancelant.

     

    Quand un vieillard s’en va, on vous dit, rassurant :

    « À cet âge avancé, il avait fait son temps. »

    Mais c’est toujours trop tôt que partent ceux qu’on aime,

    Chaque mort est un jeune enfant que l’on emmène

    Hors du cercle d’amis, loin du cœur des parents.

     

    On veut minimiser pour adoucir la peine,

    Et surtout rassurer, je sais, mais ça me gêne.

    Qu’on partage, c’est bien mais qu’on ne dise pas :

    « Ce n’est rien, oublie ça, n’en fais pas tout un plat »

    Car l’horreur reste là et son poids vous entraîne

    Un peu plus chaque instant malgré ces doux « blablas ».


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