• Vais-je au sol me traîner ?

     

    Si je te dis je t’aime et que tu n’y crois pas

    Vais-je au sol me traîner pour qu’enfin tu comprennes

    Que mon cœur, quand il s’ouvre et fait de toi sa reine

    Envisage de vivre avec toi, toujours là ?

     

    Tu es belle et je suis, devant toi, ligoté

    Autant qu’un prisonnier tout encombré de chaînes

    Afin qu’en condamné il subisse sa peine

    Lorsque, paralysé, j’admire ta beauté.

     

    L’existence sans toi me parait insipide

    Autant que le seraient mille jours au cachot,

    Mille jours sans amis, mille jours sans un mot

    De tendresse et que fuient tous mes espoirs stupides.

     

    Vais-je au sol me traîner pour qu’enfin s’envisagent

    Quelques mots, quelques uns… quelques pauvres instants

    Où tu accepterais que ces lourds sentiments

    Que je garde en mon cœur, vers le tien se partagent ?

     


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  •  

    La vie, l’espoir…

     

    Quand s’inquiète pour toi l’amie,

    Lorsque tu crois que l’on t’oublie

    Et que te viennent des « Bonjours »

    Inattendus,

    Ta vie est belle.

     

    Lorsque c’est une catastrophe

    Assurée que, là, tu attends

    Et que tu la vois s’éloigner…

    Même un instant.

    Ta vie est belle.

     

    Lorsque tu regardes derrière

    Toi

    Et qu’alors tu te vois encore

    Quoiqu’il t’ait pourtant fallut vivre

    Par quoi tu aurais dû… partir,

    Ta vie est belle.

     

    Et cette vie, ne l’oublie pas,

    Belle pour toi demeurera

    Tant que l’espoir te restera.

     


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    Des envies, parfois…

     

    Des envies de dire « je t’aime »

    Aux inconnues me prend parfois,

    De les serrer tout contre moi

    Et de leur dire mes poèmes…

    Non là, j’hésite… Alain tais-toi !

     

    Ne pas gâcher une rencontre

    Qui pourrait être un beau moment

    Lorsque se trouvent des amants,

    Que timide, l’amour se montre

    Et puis grandit en un instant.

     

    Un vers mauvais, alors c’est pire

    Qu’une gifle, ou bien un juron,

    Qu’on lancerait à un tendron

    Alors qu’on veut plutôt lui dire

    Qu’on meurt d’amour sur son perron.

     

    Et des mauvais (des vers) j’en sème

    Sur chaque feuille de papier

    Sans avoir besoin de copier

    D’un autre écrivain les poèmes…

    Les miens emplissent mes cahiers.

     

    Mais cependant, dire je t’aime

    À l’inconnue qui m’a croisé

    Et dont les yeux m’ont embrasé

    Ne mérite pas l’anathème…

    Rien qu’un espoir, rien qu’un regret.

     


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  •  

    Douleur au bras.

     

    Douleur au bras, douleur au bras,

    Que diantre viens-tu faire là ?

    Voici des heures que tu pulses

    La sensation qui me révulse

    Dans ce bras du côté du cœur…

    Mais sache le, je n’ai pas peur.

     

    Douleur au bras, tu ne m’inquiètes

    Pas trop, je ne suis pas si bête

    Pour ne penser, à chaque instant,

    Qu’à ce qu’au fond, tu sous-entends.

    Je t’oublie et me persuade

    Qu’encor, je ne suis pas malade.

     

    Douleur au bras, tu peux partir,

    Je te refuse et veux sentir

    Que malgré toi, la vie est belle.

    Vois, je te mets à la poubelle,

    Ma gênante douleur au bras.

    Je te nie, tu n'existes pas !

     


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  • Sec !

    Sec ! Autant qu'un pruneau !
    Cela me met en rage
    De n’être que néant.
    Lors, j’allume l’écran
    Plein d’envie, de courage,
    Confiant dans mon cerveau
    Qui me dicte trois mots...

    ...Et la flamme s’éteint !

    Tout s’éteint dans mon crâne
    Les mots ne viennent plus
    Les images s’éloignent
    Mon vieux cerveau s’est tu.
    Faut que je les bouscule
    Lui et mon intellect
    Pour que ne soit pas nul
    Mon rêve de poète.

    C'est pourquoi les "murmures"
    Que vous lisez ici
    Ne sont, l’aveu m’est dur,
    Que des essais taris
    Où se cherchaient l’idée, le rêve, l’étincelle
    Qui se sont fait la belle.

    Alors, déçu, chagrin,
    Je me sers un ouisqui
    Puis, près du feu, assis,
    Je m’ouvre un bon bouquin !


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  •  Poème ridic… inutile

     

    Une belle feuille blanche

    (Non c’est un écran)

    Pour que sur elle, s’épanchent

    Tous vos sentiments.

    Je n’ai rien découvert d’autre

    (Si, pense au clavier)

    Où pouvoir traduire votre

    Peine et vos regrets.

    Mais sachez qu’en grrrand poète

    Je vais magnifier

    Votre faible historiette

    Pour faire rêver.

     

    Poète pompier,     

    Pense à tes chevilles

    Qui vont exploser

    Sans ta camomille

    Pour te dégonfler.

     

    Oui, relis-toi, tu scribouilles

    Des vers mal foutus

    Et pour cette ratatouille

    Tu veux être lu.

     

    Tu veux qu’on te croie poète

    Mais tes pauvres mots

    Ne sont jamais que les miettes

    D’un rêve trop beau.

     


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  • Après/ailleurs…

    Je l’ai écrit déjà et pourtant l’exigence
    D’en reparler toujours est là, comme une loi
    Qui force ma pensée, règle mon existence
    Et me dit que j’aurai mon père devant moi
    Lorsque mes jours finis, je serais en partance.

    Bien souvent j’ai besoin d’entendre encor sa voix
    Me donner des conseils, me conter les histoires
    De tous ses jours d’avant et des nombreux exploits
    Qu’étaient tous devenus, gonflés dans sa mémoire,
    Ces petits faits marquants pour lui… et donc pour moi.

    Mon père a fabriqué l’étrange personnage
    Que je suis devenu et qui lui dit merci
    D’avoir su lui donner, à travers cette image,
    L’envie de croire au bien et à l’amour, aussi,
    Autant que d’être propre en quittant le rivage.


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  • Ah, vraiment tu peux être fière
    De m’avoir donné l’air idiot.
    Je ne suis pas cette lumière
    Que je rêvais d’être, marmot,
    Mais je te fais cette prière :
    Qu’enfin sincères soient tes mots !

    Dois-je chanter ou dois-je rire ?
    Sans doute, avoue, dois-je pleurer ?
    Je ne sais pas ce qui est pire
    Que d’être là et d’ignorer
    Ce qu’il faudrait penser ou dire
    De tes mensonges inventés.

    Tu dis « je t’aime » et tu me jures
    Que jamais tu ne m’as trompé,
    Que ta belle âme est toute pure
    Comme est celle d’un nouveau-né
    Mais je vois bien sur ta figure
    Comme une envie de te moquer.

    Tu es belle et presque parfaite,
    Pourtant je sais que tu me mens
    Et que jamais tu ne t’inquiètes
    De piétiner mes sentiments.
    Mais cette fois, l’affaire est faite :
    Je viens d’occire ton amant !
     


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  • Des choses, on en fait souvent par habitude
    Sans plus savoir vraiment si on les aime ou pas.
    Elles servent surtout, face à la solitude,
    À oublier le temps qui vous mène au trépas.

    Quand trop de jours ensemble ont fait bien trop d'années
    Et que toutes étaient semblables (oh combien !)
    L'envie vient s'installer dans une vie fanée
    Comme une ancienne fleur que pourtant l'on retient.

    Alors ces choses là, qu'avant on aimait faire :
    Promenades, lectures et longues discussions
    Avec les vieux amis, critiques, commentaires,
    Ne sont plus des plaisirs mais des obligations.

    Et quand on aimerait chasser ces habitudes.
    Prendre une nouveau départ une nouvelle fois,
    On découvre, impuissant, que c'est la servitude
    Où nous maintient le temps qui nous dicte sa loi.


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  • Un peu de prose pour dire une gêne causée par ce qui se passe en ce moment.

    La morale semble trouver son compte de la libération de la parole des femmes harcelées et violentées.

    C'est tout à fait exact, mais...

    Il y a un quart de siècle, la morale différait sérieusement de ce qu'elle est à présent et la plupart de ce qui est reproché à des hommes maintenant âgés ne choquait personne, pas même vraiment les victimes de ces actes qui, elles aussi, considéraient cela comme "normal" (normal n'a jamais voulu dire "bien", mais juste "dans la norme").
    Mais, pour moi, le plus gênant n'est pas dans cette évolution et dans ce regard critique que le présent porte sur le passé, ce qui est habituel (quoique, dans les cas présents, certaines réactions s'apparentent plus à l'application
    rétroactive de lois actuelles), mais sur les conséquences quotidiennes et sociales.

    J'ai toujours pensé que dans une société bien ordonnée, un accusation ne pouvait correspondre à un jugement quelque soit sa réalité. Or, c'est ce qu'on voir actuellement : tout mâle accusé d'attouchement dans le passé est, sur la foi (sans doute sincère, pourquoi pas ?) de l'accusatrice, ostracisé et puni comme si un procès légal avait eu lieu et une condamnation officielle prononcée.

    Hélas, ce n'est pas le cas et si la morale semble y gagner, la justice (qui doit être indépendante des époques et des modes morales) y perd.

    En effet, comment pourrait-on admettre qu'un homme soupçonné de crimes sexuels soit condamné sans preuve et trouver anormal qu'un autre, soupçonné de meurtre, soit lynché ? Pourtant l'histoire est pleine d'erreurs de jugement qu'une enquête détaillée a pu corriger.

    Penser que dans le cas de cambriolage et de crime de sang, une enquête soit indispensable avant le jugement et qu'elle ne le soit pas pour un crime sexuel me paraît, à moi, un négation de la Justice (avec un J majuscule) et je suis persuadé que la Morale (avec un M majuscule) a énormément à y perdre car si celle-ci ne peut plus s'appuyer sur celle-là, elle n'a plus vraiment de justification.

    J'ai, en 76 ans, vu tellement évoluer la vision de ce qui est "normal" que, j'en suis persuadé, ceux qui vivront dans un quart de siècle auront, sur notre époque, un regard sans soute aussi critique, voire plus, que celui que nous avons sur notre passé.


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