• C'est un texte de Sophie, un joli texte, qui m'a forcé à écrire cela que je ne voulais pas faire revivre...

     

    Chais pas…

     

    J’ai perdu… mon Eurydice ?

    Ou alors ?

    Je ne sais plus

    Mais j’ai perdu,

    Autour de moi, des regards

    Et en moi des souvenirs…

    Un, je sais quand il arrive,

    Un qui revient m’embrasser.

    Mais il est le seul

    Encore

    Et lui je le reconnais… un peu.

    Et puis, plus aucun des autres,

    Ceux dont j’ai perdu les noms,

    Ne vient pour me dire je t’aime…

    Et parfois

    Je m’aperçois

    Que malgré moi mes yeux pleurent

    Comme si le temps passé

    Me frappait à la figure…

    Oh, je préfère oublier

    Pour ne pas voir dans la glace

    Cette « moi » qui s’est perdue.

    S’est perdue…

    Je ne sais plus.


    votre commentaire
  • Manifestement, je n'ai pas l'inspiration sereine, aujourd'hui. Mais, dès le lendemain cette inspiration s'est transmise de père à fille et, merci Sophie, mon poème a été complété par toi, comme tu dis : "Histoires Corses", écrit à quatre mains".

    La Mère Corse

    Elle avance, les yeux fixés
    Sur l'horizon, droit devant elle,
    Bouche serrée. Comme des ailes
    Sa robe vole à ses côtés.
    Ses pieds dépourvus de sandales
    Semblent ignorer les cailloux,
    Les racines ou bien les trous.
    Elle avance femme fatale.

    Le but de sa marche, il est là
    Bien qu'à tout autre non visible.
    L'arrêter serait impossible
    Et nul ne tenterait cela.
    C'est indiqué sur son visage
    Que l'arme qu'elle a dans sa main
    Pourrait priver de lendemain
    Qui viendrait gêner son passage.

    Elle ne pense qu'à son fils
    Et sa bouche est comme une ligne
    Dure... Elle se montre bien digne
    Qu'on voit en elle Némésis !
    Il était beau, plein d'espérance
    Mais ces espoirs furent rompus
    Par traîtrise et dès lors le but
    De sa mère c'est la vengeance.

    Sur son chemin se trouvera,
    Un jour ou l'autre, le coupable.
    Et lorsqu'il sera là, l'aimable
    Et douce mère se changera
    En une tueuse implacable.
    Il l'ignore mais il est mort
    Déjà et s'il survit encor,
    Pour elle c'est inacceptable !

    Elle avance... Dans son regard
    On voit bien qu'elle aussi est morte,
    Que seule sa vengeance porte
    Assez de vie pour son espoir.

     

    Lui

    Il est mort, il ne le sait pas encore mais il est déjà mort…

    Il rit. Alors qu’il est déjà mort, il rit. Il est jeune, le soleil brille et la belle Annunziata lui a souri. La place de son village est presque blanche sous le soleil. Dans quelques minutes elle sera rouge de son sang mais ça il ne le sait pas.

    Il a 20 ans, il a la vie devant lui. Annunziata et lui auront de beaux fils une fois que le vieux François aura accepté et il le fera, il en est certain. N’est-il pas le seul fils de son père, celui qui héritera des chênes lièges et des oliviers de son père, lorsque le vieux Dominique disparaitra. Sa sœur Maria l’aidera pour les chèvres et sa mère la vieille Filumena aidera la belle Annunziata à tenir la maison et les enfants, à vendre les fromages sur le marché du village. La vie sera belle. Certes un peu difficile, mais n’est-ce pas le lot de tous sur cette terre ? Il est beau, il est jeune, il est fort, le travail ne lui faut pas peur. Oh oui la vie sera belle sous le soleil de Corse. Il croque la vie à belles dents et rit une fois encore de ce que dit Antoine. Il rit alors que la mort s’approche et qu’il ne le sait pas.

    Dans quelques minutes la place du village sera noire de monde, et il ne le sait pas. Tous seront penchés sur son cadavre d’où le sang s’écoulera, mais ça il ne le sait pas. Il sourit. Demain son père ira faire sa demande à François. Sa demande sera acceptée, il le sait, sa famille est respectée au village, tous les connaissent. Son père est respecté, tous le craignent au village ils savent que l’on ne plaisante pas avec l’honneur de la famille.  

    Il rit, son meilleur ami et là, ils sont assis au café du village devant la fontaine ou passent toutes les filles, jeunes et moins jeunes. Les récoltes sont terminées, l’année a été bonne. Alors il rit, il rit à la vie. Mais il est mort et il ne le sait pas.

    Il sourit, sa mère approche. Elle porte la cruche qui tout à l’heure sera remplie d’eau fraiche à table. Il sourit à sa mère toute de noir vêtue. Dans les yeux noirs il voit luire la fierté pour son fils si beau si jeune et si fièr. Fière, elle l’est. Dominique son époux et Pascal, son fils, ne lui ont rien dit mais elle sait. Elle sait que celui qui a abordé Maria sur la route jeudi dernier ne l’approchera plus jamais. Alors elle est fière, elle aussi a envie de sortir mais les peines et le travail lui ont fait oublier comment faire. Mais dans ses yeux le sourire est là, les rides autour de ses yeux se font plus légères, la bouche se tend. Filumena regarde Pascal, Pascal regarde Filumena et il sourit de toutes ses dents. Il est mort mais ils ne le savent pas. Dans quelques instants les yeux bleus fanés de sa mère seront devenus couleurs argent. La couleur de ses larmes. Mais ils ne le savent pas.

    Là-bas au loin, une vielle femme arrive, toute de noir vêtue. Elle est pieds nus, et ne fait pas attention aux cailloux, aux racines, aux trous du chemin. Elle avance, son fichu noir noué cache ses cheveux devenus gris. Elle avance, droite et fière. Elle est à présent sur la place. Sa robe noire claque. La lumière du soleil fait luire le vieux tissu noir râpé. Elle avance. Elle est a traversé toute la place. Elle est là. Elle est là, lui est mort mais il ne le sait pas.

    Elle est là face à Pascal, ses yeux brillent de larmes. Il la regarde.  

    Il est mort et il le sait…

     

    Le rêve

    Le soleil est là mais il est parfois caché par les nuages. Pourtant il a chaud. Il transpire. Le travail d’un pauvre est épuisant, qu’il y ait du soleil ou qu’il n’y en ait pas. Il travaille de l’aube au coucher du soleil et n’en tire qu’un maigre revenu qui suffit à peu à les faire vivre lui, sa mère et ses deux sœurs. Son père est mort depuis longtemps, il est mort à la peine en les laissant dans la misère. Alors tout en travaillant il rêve.

    Il rêve à une vie meilleure. Il rêve à une table bien remplie tout en courbant le dos pour ramasser les quelques châtaignes qui sont encore au sol et que les sangliers n’ont pas encore dévorées. Sa mère en fera de la purée, ce qui leur permettra de survivre un peu plus longtemps. Parce que vivre dans conditions n’est pas vivre. Il rêve à de belles robes de soie pour sa mère et ses petites sœurs. De la soie noire pour sa mère, elle n’a pas quitté le deuil depuis la mort du père et il sait qu’elle ne le quittera plus jamais. Il rêve à de la soie claire pour ses petites sœurs. Elles sont si mignonnes. Mais déjà on voit que leur vie difficile gâte leur beauté. Leurs joues sont grises, elles ont à peine 16 ans et pourtant on dirait qu’elles en ont 10 de plus.

    Il rêve.

    Il est à présent dans les champs. Il a mangé la maigre pitance que sa mère Maria a préparée pour lui ce matin à l’aube. Il sait qu’elle a mis un peu plus pour lui que pour ses sœurs et elle. À nouveau il rêve. Il rêve à un bon feu, à une belle table. Il rêve à une belle maison, pleine de chaleur et non à la triste masure qu’il trouvera ce soir en rentrant. Il rêve tout en regardant les champs qui descendent sur la mer. Il rêve à une famille heureuse. Il rêve à un beau mari pour ses sœurs. Elles aussi ont droit au bonheur, et le bonheur est impossible à trouver dans la misère qui est la leur. Qui voudrait d’elles ? Elles n’ont rien. Et lui ne peut rien faire contre ça. Il rêve.

    Il rêve à Elle.

    Il reprend le travail et courbe l’échine tout en poussant la charrue sur le sol sec et rocailleux. L’âne avance lentement. Il ne voit pas le champ et son sillon desséché, il ne voit que de beaux cheveux noirs et brillants, retenus par un sage chignon attaché sur sa longue nuque. Dans son rêve il la voit vêtue de la belle robe bleue qu’elle portait l’autre jour quand il l’a vue au marché de son village. Dans son rêve, elle s’approche de lui, traverse le champ en lui souriant. Elle porte la gourde d’eau fraiche qu’elle a remplie à la fontaine et qu’il a oubliée ce matin en partant de chez eux. Dans son rêve elle lui parle, le gronde gentiment de l’accroc qu’il a fait à sa chemise quand il a harnaché l’âne. Dans son rêve…

    Et tout d’un coup elle est là. Devant lui. Elle avance sous le soleil qui enfin a chassé les nuages. Elle avance lentement, en portant un panier plein de légumes. Alors dans son rêve, il pose les rênes de l’âne et va vers elle. Il s’approche. Elle s’arrête, surprise. Mais dans son rêve lui ne le voit pas. Dans son rêve elle le regarde, son sourire moqueur aux lèvres, les yeux pleins d’amour. Dans son rêve il penche la tête et l’embrasse.

    Il ne rêve plus.

    Le vent souffle, il fait froid. Voilà 3 jours qu’il se terre dans cette grotte humide. Voilà 3 jours qu’il vit en plein cauchemar, 3 jours qu’Elle a fui loin de lui en courant, hurlant et pleurant à la fois. Et lui à ce moment-là a compris. Il a compris que tous ses rêves venaient de s’écrouler. Il a compris qu’il est un homme mort, un mort ambulant, un mort en puissance. Il a compris que ses sœurs ne se marieront pas, il a compris que sa mère ne quittera plus le noir, il a compris que la misère serait encore plus noire pour elles. Il a compris… Il a compris qu’il avait perdu son honneur. Il a compris et il attend.

    Il attend.

    Il attend qu’ils le trouvent. Parce qu’ils le cherchent, il le sait. Et il le sait parce que c’est ce que lui aussi aurait fait si un homme avait approché l’une de ses sœurs. Alors il se terre. Au village on dit que le vieux Giuseppe a vécu 20 ans dans le maquis après avoir tué un homme.

    Soudain un bruit de pas. Les animaux ont cessé de faire du bruit. Une ombre se profile. Les mouvements désordonnés de son cœur cessent. C’est sa mère. Elle lui apporte de la nourriture et du linge. Elle a vieilli de 20 ans en 3 jours. Ses cheveux sont blancs maintenant sous son fichu noir usé, ce fichu qu’il ne remplacera plus par celui qu’il rêvait de lui offrir un jour. Sa voix murmure des mots d’amour, des mots de réconfort. Elle le presse de fuir sur le continent si proche. Elle a mis dans le sac le peu d’argent qu’elle avait péniblement mis de côté.

    Mais lui résiste, il reste raide et fier. Il parle d’honneur. L’honneur dans le déshonneur. Il a mal agi, il le sait, mais il ne fuira pas. Certes n’ira pas au-devant de la mort, mais il ne fuira pas. Il espère qu’ils ne le trouveront pas de sitôt, il connait si bien le maquis depuis qu’il est tout petit. Il dit qu’il pourra se cacher et aider sa mère et ses sœurs de ses maigres rapines. Sa mère pleure, le couvre de baisers. « Figliu » l’entend-il sans arrêt répéter. Lui aussi pleure. Il pleure sur le destin de sa mère, sur le celui de ses sœurs et il pleure ses rêves disparus un bel après-midi ensoleillé.

    Sa mère est partie, ombre noire qui se faufile parmi les rochers. Il est à présent seul et tremble de froid dans le soir qui tombe. Soudain il lui semble entendre un bruit, il tend l’oreille. Il n’entend rien si ce n’est le murmure du vent. Il ferme les yeux pour se reposer.

    Un bruit de pas. Est-ce sa mère qui revient ? L’une de ses sœurs ? Il ouvre les yeux. ILS sont là. Le père et le frère de la jeune fille sont là. Eux aussi le regardent, les yeux luisants de haine. Il a compris.

    Il a compris. Alors il dit adieu. Il luit adieu à Elle, il dit adieu à ses rêves, il dit adieu à la maison où jamais ils n’abriteront leur bonheur, il dit adieu aux enfants qu’ils n’auront jamais, il dit adieu aux lendemains qui brillent, à ses rêves. Il dit adieu à sa mère, à ses sœurs.

    Il dit adieu… Il ne dit rien. Les morts ne parlent pas.

     

     


    votre commentaire
  • Ce qui suit n'est pas un poème, juste une pensée, une interrogation que je peux me permettre, même si elle est en réalité une critique méchante de certains, puisque mon blog n'est pratiquement jamais visité.

    Voilà, je me demande comment l'on peut se dire poète lorsque l'on produit des textes pratiquement au kilomètre. Des textes dont on peut se demander s'ils ont réellement été travaillés pour transmette "poétiquement" les concepts (parfois intéressant, c'est vrai) qu'ils portent.

    Il me semble que dans la plupart de ces cas, il serait plus honnête d'écrire officiellement de la prose plutôt que de débiter en tranches (qu'on baptise alors vers) un texte sans élégance ni poésie.

    Attention, je ne parle pas du sujet ni du fond, je parle de la forme dont il est à la mode de se moquer.

    Pourtant, la poésie, quelque soit le pays et la culture dont elle provient, a toujours eu (et a encore) un rapport avec la forme puisqu'au départ, ce fut partout un exercice vocal qui devait non seulement être appris et dit, mais aussi écouté.

    Pour cela il fallait trouver un rythme, une musique aux mots et au texte, d'où les rimes, d'où le calcul des syllabes ainsi que l'alternance des sons forts ou faibles en fonction de l'idée à transmettre.

    Tout cela est encore valable et nécessite un minimum de travail et de recherche pour y parvenir, ce qui me paraît (je me trompe peut-être) incompatible avec la fabrication "en série" de poèmes... ou de choses qu'on appelle poèmes.

    Le respect de ce travail et de la qualité qu'il impose sont indispensables pour respecter les lecteurs, ce qui est bien le moins qu'un auteur doit s'imposer, me semble-t-il.

     


    votre commentaire
  •  

    Ce qui suit n'est heureusement pas le récit d'évènements réel mais un truc sorti tout armé de ma cervelle (oui, comme la déesse Athéna)....

     

    La vie de chaque jour est parfois difficile

    Lors, j’aimerais conter sur un ton facétieux

    L’histoire qui m’advint par un matin radieux

    Alors que je tentais de séduire Cécile.

     

    Cécile, sachez-le, c’est la sœur d’un copain

    De classe (elle a vieilli maintenant, cette histoire)

    Et je ne voyais qu’elle au point que ma mâchoire

    Béait devant ses... yeux comme un gouffre moyen.

     

    Las, je n’étais pour elle (autant que tous les autres)

    Qu’un des admirateurs qui poussaient sous ses pas

    Attirés seulement par ses jolis appâts

    Mais qui restaient discrets : nous étions bons apôtres !

     

    Cécile n’avait d’yeux que pour un imbécile

    Un sportif arrogant aux muscles trop gonflés

    Avec un cerveau lent. Chaque fois recalé

    À la moindre interro, même la plus débile.

     

    Il était beau, c’est vrai quand moi je suis fort laid,

    Maigrichon, pas très grand aux jambes fainéantes.

    Le sport ne me dit rien et la liste humiliante

    De mes courses ratées les faisait rigoler.

     

    Pourtant, fol amoureux, je voulus la séduire,

    Cette belle Cécile dont je n’avais pas vu

    Que l’apparence seule et ses beaux attributs

    Pouvait, vers son amour, un beau jour me conduire.

     

    J’écrivis un poème, et j’en écrivis vingt,

    Où je chantais ses yeux, sa douceur, son sourire,

    Quand je la vis en train, un soir, de les lui lire

    À ce bodybuildé, mes poèmes divins.

     

    Ils en rirent les sots quand mon cœur décrochait !

    De chagrins et de pleurs (que ces pleurs sont acides !)

    Mes yeux se sont vidés en un torrent liquide,

    Tant qu’en quelques instants ce cœur fut desséché.

     

    Alors pour compenser un peu la sécheresse

    Qui eut été, sans ça, néfaste à ma santé,

    Je pris de mes parents, l’alcool dans leur buffet

    Et ce fut le moment de ma première ivresse !!!

     

     

     


    votre commentaire
  • Je pense être amoureux
    Mais ce m’est si facile
    Que là, je doute un peu
    D’un phantasme docile.
    Elle est belle, c’est vrai
    Et lorsque je la croise,
    Mon regard effaré
    Me plonge dans l’extase.
    Mais pourrait-elle aimer
    Que mon ventre s’avance
    Devant moi, tolérer
    De mes cheveux, l’absence ?
    Quand je la vois qui brille
    Autant que je suis terne,
    Je me dis qu’une fille,
    Si sa vue ne la berne,
    Ne peut s’amouracher
    D’un pauvre vieux bonhomme.
    Lors, je vais me cacher
    Sous mes draps pour qu’un somme
    Me laisse encor rêver
    Que revient ma jeunesse…
    Mais le rêve achevé,
    Au miroir qui m’agresse
    Je donne enfin raison
    Et dès demain je change
    De chemin : guérison
    Pour oublier cet ange !

     


    votre commentaire
  • S’il faut partir…

     

    Même en le refusant, un jour il faut partir

    Et de s’en attrister n’est vraiment pas de mise

    Puisqu’au long des années, mille et cent souvenirs

    Viennent m’accompagner vers une porte grise.

    Triste porte abhorrée qu’il me faudra ouvrir

    Même si mon vieux cœur, au fond de lui, ne rêve

    Que de rester ici et de ne pas franchir

    Ce seuil où finira ma vie encor trop brève.

     

    Souvenirs assemblés tout au long de mes jours,

    Vous me faites revivre une belle existence

    Qui fut parfois de joies, parfois de chagrins lourds

    Mais que j’ai tant aimée puisque j’eus cette chance

    De la trouver emplie de tendresse et d’amour,

    De moments étonnants et de belles rencontres

    Que je garde avec moi pour être mon secours

    Quand se marquera l’heure au cadran de ma montre !


    1 commentaire
  • Moi, écrire un poème ?
    Dites-moi comment faire,
    Car je ne le sais pas
    Et j’aime mieux me taire...
    Ou chanter... Lalalère
    Et puis m'aller coucher.


    Là, bien tranquille, lire
    Les mots de ces génies,
    Poètes que j'admire
    Et ne vaudrai jamais.

    Oh ! Écrire un poème.
    Un beau, que j’aimerais...
    Mais ça demeure un rêve
    Et alors, je me tais.


    votre commentaire
  • Rêve d'été

    Allongé sur le sable,
    Je dévore un roman
    Qui dit, de deux amants,
    Les amours insatiables
    Protégés des tourments.

    Je repose mon livre
    Tout en fermant les yeux
    Et rêve que je peux
    Y pénétrer pour vivre
    Un doux conte amoureux.

    Le vent tiède caresse
    Mon front et je m’endors.
    Je plonge sans remord
    Dans un puits de tendresse
    Où je la vois encor

    Cette belle traîtresse
    Qui vient de me quitter
    Laissant, sans hésiter,
    Un pan de ma jeunesse
    S’enfuir à ses côtés.


    votre commentaire
  • Vieux Bonhomme

     

    Tu voudrais que le ciel tout bleu

    Donne le ton d’une aventure

    Que nous vivrions tous les deux…

    Un amour fou… Tu en es sûre ?

     

    Moi, que le ciel soit triste ou bleu,

    Je resterais un vieux bonhomme

    Trop âgé pour nous rendre heureux

    Et ridé comme vielle pomme.

     

    Regarde-nous dans le miroir,

    Tu as quinze ans et moi soixante…

    Je suis flatté par ton espoir

    Et c’est gentil que tu me tentes

     

    Mais j’accepte la vérité :

    Ta jeunesse m’est un obstacle

    Qui empêche que ta beauté

    Ne soit pour moi plus qu’un spectacle.

     

    Au grand jamais tu ne seras,

    Ce qui, crois-le, me paralyse,

    Celle que j’aurais dans mes bras

    Pour lui donner plus qu’une bise.


    votre commentaire
  • « Permettez-moi, Madame

    « De vous chanter cet air

    « Qui vous offre mon âme

    « Dans un bouquet de vers… »

     

    J’en ai pondu des tonnes

    De ces bouquets légers

    Et jamais ne m’étonne

    Qu’ils ne soient pas aimés.

     

    Mais quand mes vers s’envolent

    Sans même être imprimés

    Mon clavier qui rigole

    Veut être encor frappé.

     

    Ne valent pas grand-chose

    Les mots que j’ai posés

    À grande ou faible dose

    Sur des bouts de papier

     

    Pourtant, moi je les aime

    Et j’écrirai toujours

    Mes si mauvais poèmes

    Jusqu’au bout de mes jours.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique