• S’il faut partir…

     

    Même en le refusant, un jour il faut partir

    Et de s’en attrister n’est vraiment pas de mise

    Puisqu’au long des années, mille et cent souvenirs

    Viennent m’accompagner vers une porte grise.

    Triste porte abhorrée qu’il me faudra ouvrir

    Même si mon vieux cœur, au fond de lui, ne rêve

    Que de rester ici et de ne pas franchir

    Ce seuil où finira ma vie encor trop brève.

     

    Souvenirs assemblés tout au long de mes jours,

    Vous me faites revivre une belle existence

    Qui fut parfois de joies, parfois de chagrins lourds

    Mais que j’ai tant aimée puisque j’eus cette chance

    De la trouver emplie de tendresse et d’amour,

    De moments étonnants et de belles rencontres

    Que je garde avec moi pour être mon secours

    Quand se marquera l’heure au cadran de ma montre !


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  • Moi, écrire un poème ?
    Dites-moi comment faire,
    Car je ne le sais pas
    Et j’aime mieux me taire...
    Ou chanter... Lalalère
    Et puis m'aller coucher.


    Là, bien tranquille, lire
    Les mots de ces génies,
    Poètes que j'admire
    Et ne vaudrai jamais.

    Oh ! Écrire un poème.
    Un beau, que j’aimerais...
    Mais ça demeure un rêve
    Et alors, je me tais.


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  • Rêve d'été

    Allongé sur le sable,
    Je dévore un roman
    Qui dit, de deux amants,
    Les amours insatiables
    Protégés des tourments.

    Je repose mon livre
    Tout en fermant les yeux
    Et rêve que je peux
    Y pénétrer pour vivre
    Un doux conte amoureux.

    Le vent tiède caresse
    Mon front et je m’endors.
    Je plonge sans remord
    Dans un puits de tendresse
    Où je la vois encor

    Cette belle traîtresse
    Qui vient de me quitter
    Laissant, sans hésiter,
    Un pan de ma jeunesse
    S’enfuir à ses côtés.


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  • Vieux Bonhomme

     

    Tu voudrais que le ciel tout bleu

    Donne le ton d’une aventure

    Que nous vivrions tous les deux…

    Un amour fou… Tu en es sûre ?

     

    Moi, que le ciel soit triste ou bleu,

    Je resterais un vieux bonhomme

    Trop âgé pour nous rendre heureux

    Et ridé comme vielle pomme.

     

    Regarde-nous dans le miroir,

    Tu as quinze ans et moi soixante…

    Je suis flatté par ton espoir

    Et c’est gentil que tu me tentes

     

    Mais j’accepte la vérité :

    Ta jeunesse m’est un obstacle

    Qui empêche que ta beauté

    Ne soit pour moi plus qu’un spectacle.

     

    Au grand jamais tu ne seras,

    Ce qui, crois-le, me paralyse,

    Celle que j’aurais dans mes bras

    Pour lui donner plus qu’une bise.


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  • « Permettez-moi, Madame

    « De vous chanter cet air

    « Qui vous offre mon âme

    « Dans un bouquet de vers… »

     

    J’en ai pondu des tonnes

    De ces bouquets légers

    Et jamais ne m’étonne

    Qu’ils ne soient pas aimés.

     

    Mais quand mes vers s’envolent

    Sans même être imprimés

    Mon clavier qui rigole

    Veut être encor frappé.

     

    Ne valent pas grand-chose

    Les mots que j’ai posés

    À grande ou faible dose

    Sur des bouts de papier

     

    Pourtant, moi je les aime

    Et j’écrirai toujours

    Mes si mauvais poèmes

    Jusqu’au bout de mes jours.


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  • Brave, un brin d'herbe solitaire
    Et têtu voudrait traverser
    L'épaisse couche de misère
    Blanche qui l'a emprisonné.

    Il fait froid, mes pauvres doigts gèlent,
    Si mal protégés par des gants
    Percés comme est une dentelle
    Faite à la main depuis longtemps.

    Devant moi, je vois mon haleine
    Devenir, dans un brouillard blanc,
    Dès qu’exhalée, une incertaine
    Boule de neige en un instant.

    Mes pieds dérapent sur la glace
    Comme si j'étais un enfant
    Mais je ne joue plus et me lasse
    Vite d'être un château branlant.

    Tu m'avais dit : "Si tu me laisses
    Partir sans me rejoindre au train,
    Je t'oublierais et mes caresses
    Te manqueront, c'est bien certain !"

    Alors je cours, tant que possible
    En espérant ne pas tomber
    Pour t'annoncer... et c'est risible,
    Que je veux aussi te quitter !!!


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  • Sentez-vous la fin qui s’approche

    Bardée de peurs et de reproches,

    De souvenirs et de regrets ?

     

    La sentez-vous cette tristesse

    Qui vous emplit le cœur sans cesse

    Et qui ne veut plus vous lâcher ?

     

    Entende-vous les voix anciennes

    À vos tympans, chanter l’antienne

    Du rendez-vous des disparus ?

     

    Elle arrive la dernière heure

    Qui s’affiche, ce n’est un leurre

    À l’horloge des jours perdus.


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  • Ceci n'est toujours pas un poème, juste une question que me pose la fréquentation d'un forum de poésie (que par ailleurs, j'adore) :

    Comment peut-on se dire poète, jusque dans son pseudo, en écrivant des "poèmes" en série, presque au kilomètre ?

    Écrivant, c'est certain. Pas toujours mauvais d'ailleurs, je le reconnais.

    Mais POÈTE ?

    Je ne le crois pas.

    C'était ma méchanceté du jour, merci !


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  • Ceci n'est pas un poème, évidemment, juste une réflexion sur ce qu'est la poésie...

    Je me suis rendu compte que deux visions du concept s'affrontent :

    - Ceux dont seul le sujet dit "poétique", fait la Poésie.

    - Ceux pour qui la poésie, c'est d'abord l'art de dire les choses de belle façon, pour traduire ce que vivent ou pensent les autres gens et qu'ils ne peuvent dire.

    J'avoue être plutôt, voire carrément,  de la seconde partie.

    En effet, un beau sujet, si l'écriture en est bâclée, maladroite... se trouve gâché et ne donne aucun plaisir, ou peu, en tout cas pas assez, aux lecteurs. Alors qu'un sujet, s'il est laid et désagréable, peut devenir un chef-d’œuvre, sous la plume d'un vrai poète, il n'est que de relire Baudelaire.

    Certes, je ne me compare pas à celui-ci, ni même à aucun des poètes de sa trempe, mais toujours je tente, lorsque j'écris un texte, d'obtenir que celui-ci me plaise et je me demande : s'il était d'un autre, aurais-je envie de le lire ? Regretterais-je de l'avoir lu ?

    Cela me semble les deux critères indispensable à respecter pour que le poème soit bon, indépendamment de son sujet.

    Je récapitule : un joli sujet ne donne pas forcément une œuvre "poétique".

    Un traitement de qualité (dans la mesure du possible) peut faire entrer n'importe quel sujet dans la catégorie "Poésie".

    Oualà, ma réflexion est terminée.


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  • La vie m’est difficile
    Chaque jour un peu plus,
    Existence débile
    Aux plaisirs révolus.

    Dormir est le domaine
    Où je voudrais rester,
    Car là je me promène
    En des chemins rêvés.

    Me lever m’est problème,
    Tourment chaque matin.
    Dans mon lit des poèmes
    Éclairent mes demains.

    Mais, debout, ils s’échappent
    Comme s’échappe aussi
    Le bonheur des étapes
    Parcourues dans mes nuits.

    Dès lors quand je me lève
    Je n’ai plus qu’un désir
    Pour prolonger mon rêve
    Mon lit ! Me rendormir !

    L’existence réelle,
    Chaque jour un peu plus,
    Me tourmente. C’est elle
    L’objet de mon refus.

    Quand mes draps me protègent,
    L’inquiétude s’en va
    Et mes rêves l’allègent,
    Cette vie qui me bat !


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