• Ceci n'est pas un poème, évidemment, juste une réflexion sur ce qu'est la poésie...

    Je me suis rendu compte que deux visions du concept s'affrontent :

    - Ceux dont seul le sujet dit "poétique", fait la Poésie.

    - Ceux pour qui la poésie, c'est d'abord l'art de dire les choses de belle façon, pour traduire ce que vivent ou pensent les autres gens et qu'ils ne peuvent dire.

    J'avoue être plutôt, voire carrément,  de la seconde partie.

    En effet, un beau sujet, si l'écriture en est bâclée, maladroite... se trouve gâché et ne donne aucun plaisir, ou peu, en tout cas pas assez, aux lecteurs. Alors qu'un sujet, s'il est laid et désagréable, peut devenir un chef-d’œuvre, sous la plume d'un vrai poète, il n'est que de relire Baudelaire.

    Certes, je ne me compare pas à celui-ci, ni même à aucun des poètes de sa trempe, mais toujours je tente, lorsque j'écris un texte, d'obtenir que celui-ci me plaise et je me demande : s'il était d'un autre, aurais-je envie de le lire ? Regretterais-je de l'avoir lu ?

    Cela me semble les deux critères indispensable à respecter pour que le poème soit bon, indépendamment de son sujet.

    Je récapitule : un joli sujet ne donne pas forcément une œuvre "poétique".

    Un traitement de qualité (dans la mesure du possible) peut faire entrer n'importe quel sujet dans la catégorie "Poésie".

    Oualà, ma réflexion est terminée.


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  • La vie m’est difficile
    Chaque jour un peu plus,
    Existence débile
    Aux plaisirs révolus.

    Dormir est le domaine
    Où je voudrais rester,
    Car là je me promène
    En des chemins rêvés.

    Me lever m’est problème,
    Tourment chaque matin.
    Dans mon lit des poèmes
    Éclairent mes demains.

    Mais, debout, ils s’échappent
    Comme s’échappe aussi
    Le bonheur des étapes
    Parcourues dans mes nuits.

    Dès lors quand je me lève
    Je n’ai plus qu’un désir
    Pour prolonger mon rêve
    Mon lit ! Me rendormir !

    L’existence réelle,
    Chaque jour un peu plus,
    Me tourmente. C’est elle
    L’objet de mon refus.

    Quand mes draps me protègent,
    L’inquiétude s’en va
    Et mes rêves l’allègent,
    Cette vie qui me bat !


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  • Ce n'est pas un poème que voici, juste un conte nouveau à partir d'un beaucoup plus ancien, "LA ROSE BLEUE"

     

    Une jeune princesse possédait toutes les qualités que l'on pût désirer. Ses yeux d'un bleu profond illuminaient un visage ravissant, et tout le monde admirait la façon qu'elle avait de raconter des histoires.

    Sa mère était morte à sa naissance, son père l'adorait et ne lui refusait rien.
    La princesse cependant avait un défaut (si, si) : se considérant comme une personne parfaite, elle exigeait que tout autour d'elle le fût également. Elle n'hésitait pas à jeter un gâteau si les fraises qui l'ornaient n'étaient pas toutes exactement de la même taille et de la même couleur ! Évidemment, aucun prétendant ne trouvait grâce à ses yeux.

    Son père qui commençait à la trouver un peu emmer… embêtante, insistait pour qu'elle se mariât, mais elle refusait tous les jeunes gens qu'il lui présentait. Un jour qu'il lui disait aimablement :
    « Trouve un mec et épouse-le, c’est ça ou le couvent ! Tu as trois mois ! », elle lui promit qu'elle épouserait celui qui lui apporterait la lune.

    Aïe, c’était pas gagné !

    « Tu préférerais pas... chais pas moi... une rose bleue, par exemple ? Enfin, un truc facile, parce que la Lune, ça... »

    Comme d’habitude, il y eut un tas de prétendants, des prétentieux plus malins les uns que les autres (enfin, qui le croyaient) qui vinrent présenter leur lune.

    Attention, rien de scabreux dans cette phrase, rien de personnel, juste des lunes... notre satellite, quoi.

    Des belles, des laides, des oranges, des bleues, des en diamant, en papier mâché, en pierre (joliment sculptée, pour l’une d’elle, dont tous les cratères étaient parfaitement représentés avec tous leurs détails, même ceux de la face cachée… enfin on suppose pour ceux-là).

    Enfin, tout plein de lunes, mais évidemment, pas la vraie.

    Et avec tout ça, le temps passait, les jours défilaient et la princesse ne se mariait pas.
    La veille du jour fatidique, le roi alla voir sa fille qui était en train, dans une crise d’énervement naturelle, de déchirer ses mouchoirs et de donner des coups de pieds dans tous les meubles.

    - Alors, tu es prête pour le couvent ? » lui demanda-t-il d’un air sérieux et attristé, mais en se marrant intérieurement à l’idée que, dès le lendemain, il serait débarrassé de son emme… ennuyeuse de fille.
    - Il le faut bien, quoique ça ne me réjouisse pas… Vous aviez raison, j’aurais peut-être du demander quelque chose de plus facile, la rose bleue, c’était une bonne idée… Dites, vous croyez pas que je pourrais… ?
    - Non, ma fille, ce qui est dit est dit, un roi ne peut revenir sur sa parole, ça ne ferait pas sérieux, qui m’obéirait ensuite ? Non, tu vois bien… Bon, c’est pas tout ça, tu as préparé ta valise ? N’oublie pas, à partir de demain, pas de servante, faudra tout faire toi-même, alors tu devrais t’y mettre tout de suite.
    - Non, Père, retenez votre jo… votre tristesse, j’ai encore jusqu’à demain soir et rien ne m’interdit d’espérer,
    - Bien, c’est ton droit, mais c’est reculer pour mieux sauter, je te le dis … La lune, non mais des fois !

    Et le lendemain matin, le soleil se leva pour éclairer un royaume en pleurs, tout le monde (sauf le roi, tu parles) y allait de sa larme en plaignant la pauvre princesse qui, courageuse, se montra au balcon du palais, raide et souriante (le maquillage et la distance, ça aide bien), pour laisser comprendre à tous qu’à son avis le sort ne pouvait lui être contraire, que quelque chose allait forcément de passer.

    Et effectivement, on entendit soudain un bruit de tonnerre cependant qu’un objet bizarre se posait avec fracas sur l’esplanade devant le château. Un truc long gris, brillant, qui se tenait vertical, comme un cigare qu’on aurait planté dans le sable (drôle d’idée tout de même). Alors que tous, autour, avaient fait silence et que le roi lui-même, bouche ouverte venait de laisser tomber son dentier au sol (le seul petit bruit que l’on entendit à cet instant), une ouverture se fit jour dans ce… machin (?) et un homme, vêtu d’un armure étrange, un prince sûrement, en sortit en demandant :

    « La Lune, c’est par là ? La NASA a eu un problème au lancement et il me semble qu’à un moment, j’ai du bifurquer vers un autre univ... »

    C’est alors qu’il vit la princesse, magnifique dans sa robe de dentelle et parée de tous ses bijoux. Il en resta sans voix mais la princesse, elle, lui cria :

    «La Lune, j’y vais aussi, attendez moi, je vais vous guider ! »

    Elle se précipita vers le grand escalier et arriva essoufflée devant l’engin, grimpa tant bien que mal à l’échelle de corde que le prince (si si) lui envoya et, dans un bruit d’enfer en même temps que d’immenses flammes rôtissaient l’herbe de l’esplanade et les façades des bâtiments qui l’entouraient, la fusée (car s’en était une, Vous, futés comme vous l’êtes, l’aviez deviné) s’envola, emportant avec elle la princesse qui allait enfin avoir ce qu’elle avait demandé.

    Voici mes enfants, l’histoire de la princesse emme… embêtante et de son vœu ridicule. Que cela vous rappelle que, dans la vie, il ne faut jamais désespérer… enfin, en général.


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  • Je cherchais celui-ci et, nullité de ma part dans la recherche ou absence véritable, je ne l'ai pas trouvé, alors à tout hasard, le revoici :

     

    Maman je voudrais tant te dire
    Comme ton séjour trop lointain
    Me repousse et pourtant m’attire.
    Moi qui sais bien qu’un jour prochain
    A nouveau j’entendrai ton rire.

    Avec Papa tu dois te dire
    Que depuis l’un et l’autre adieu
    Que vous me fîtes sans sourire.
    Je n’ai pas été très sérieux :
    Sans vous ma fantaisie s’empire !

    Le jour s’approche où sous l’empire
    Du temps des douleurs et des soins
    Je vous retrouverai pour dire
    Combien je souffrais du besoin
    De votre amour et vos sourires.

    Maman je voudrais tant te dire
    Comme ton séjour trop lointain
    Me repousse et pourtant m’attire.
    Tends-moi tes bras que j’y sois bien
    Quand la mort me viendra détruire.
     


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  • Un jour peut-être proche
    Je ne serai plus là
    Cependant je m’accroche,
    Heureux d’être ici-bas.

    Des paquets d’inquiétudes
    M’assaillent chaque jour
    Et ce m’est tâche rude
    Que d’y demeurer sourd.

    La vie, malgré ses tares
    Et malgré ses ennuis,
    Malgré ses joies trop rares,
    Chaque jour me séduit.

    Évidemment j’ignore
    Quel jour il conviendra
    Que j’aille vers l’aurore
    Enveloppé d’un drap,

    C’est pourquoi je déguste
    Chacun de mes moments.
    Mais, ne suis pas robuste
    Et les voudrais cléments


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  • Voici ce que j'ai écrit en réponse à une demande de commenter les différents envois sur un forum que je fréquente et alors que tous les participants souhaitaient avoir plus de commentaires... plus de preuves d'avoir été lus, sans doute :

     

    Je vais peut-être aller à contre-courant mais, en parlant de ce que je poste, je dois dire que je n'attends pas de commentaires polis, voire aimables pour me remercier d'avoir écrit.

    Si nous écrivons (enfin, si j'écris, moi), c'est je crois, pour être lus, évidemment, mais aussi pour soi, pour chaque fois, dire encore mieux que la fois précédente ce que nous avons dans le cœur et dans l'esprit.
    Un poète, pour moi, c'est un interprète des sentiments. Celui qui parle et qui les dit pour ceux qui ne savent pas le faire.

    On n'est pas écrivain ou poète de naissance et pour la vie entière en conservant jusqu'à la mort le niveau que l'on avait au départ... ou alors, c'est qu'on est un génie.

    Ce n'est pas mon cas.

    C'est pourquoi, personnellement, je préfère recevoir moins de commentaires, mais qu'ils soient argumentés et qu'on me dise ce que dans mon texte, on aime ou on n'aime pas (lorsqu'on a apprécié globalement le poème, évidemment, sans cela, pour quoi préciser ? si c'est mauvais, c'est mauvais, point... et on passe à autre chose).

    Je sais bien que ce que j'écris est critiquable et je trouve normal que des lecteurs n'aiment ni mon style ni mes sujets. Je ne demande pas à ceux-là de faire semblant et je trouve normal, lorsqu'il voient un post de moi, qu'ils l'évitent. Ils ne sont pas là pour lire ce qu'ils n'apprécient pas.

    J'avoue que c'est ce que je fais. je ne commente pas mes copains, puisque je ne connais personne sur le forum, je commente les textes qui m'inspirent en bien car je n'aurais aucun plaisir à dire du mal du travail d'un auteur.

    Voilà, on est ou non d'accord avec ma vision du monde. Elle est générée par le respect et l'amour que j'ai pour la poésie autant que par le regret que je porte depuis toujours en moi de n'être pas un vrai poète comme l'on été nos maître (enfin les miens) Musset, Villon, Hugo, Lamartine... etc...


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  • Chantez cailloux

    Pleurez branchages

    L’Automne arrive et les tons roux

    Vont enfin prendre l’avantage.

     

    J’ai bu du vin

    De ces vendanges

    Pour oublier le jour qui vient

    De retrouver là-haut mes anges.

     

    Ils m’ont quitté

    Pour les nuages.

    Heureusement l’éternité

    Se rapproche vite à mon âge.

     

    Je suis heureux

    Pourtant de vivre

    Sur le chemin qui va vers eux

    Et qu’ils m’encouragent à suivre.

     

    Chantez cailloux !

    En mon vieil âge

    La fin arrive et tout au bout

    Je vois le ciel qui se dégage !


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  • J’avoue, je n’aime pas ouvrir un dictionnaire

    Quand devant un poème emplis de mots abscons

    Que je ne comprends pas, je me retrouve con

    Plus encore (et pourtant) que je suis d’ordinaire.

     

    Les grands mots, ça fait bien, ça donne l’impression

    Qu’on maîtrise la langue et qu’on a sur sa muse

    Un pouvoir aussi grand que la pauvre s’excuse

    De n’offrir jamais que de faibles brouillons

     

    À ce maître absolu, ce fascinant poète

    Qui lui fit cet honneur de la choisir un jour

    Pour qu’il puisse parler d’amour et de toujours

    Mais avec d’autres mots, des mots portant jaquette.

     

    Amour ça fait commun… extase, enchantement

    Ça fait plus important, ça vous a de la gueule.

    Ça montre votre branche, que vous eûtes aïeules

    Maîtresses de grand rois, ou presque, assurément.

     

    Ces grands mots ne sont pas pour écrire un poème

    Ils sont pour exhiber au peuple abasourdi

    Un poète génial (si puisqu’il vous le dit)

    Mais s’il dit Poésie, sa muse dit : Blasphème.


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  • Chante-moi, si ça t’amuse,

    Le plaisir de vivre à deux

    Avec sirop nauséeux

    Violons et cornemuses…

     

    Chante-moi ton grand désir

    De vivre (c’est romantique)

    De ces moments extatiques

    Qui colorent l’avenir.

     

    Tu rêves de l’excellence

    De ces moments étonnants

    Aussi grands qu’un océan

    De bonheur et d’opulence.

     

    Or la vie ce n’est jamais

    Ce qu’on lit dans les histoires.

    Rêve donc, mais sans trop croire

    À des rêves trop parfaits.

     

    S’envoler sur la musique

    De refrains sentimentaux

    C’est se retrouver bientôt

    Le cœur vide et … éthylique.

     

    Pour éviter ces malheurs

    Violons et cornemuses,

    Ne servent pas, ils t’abusent.

    Évite ces enjôleurs

     

    Un sourire et quelques fleurs

    Crois-moi, sont bien plus utiles

    Que tous ces « machins » futiles

    Pour arriver au bonheur.


    2 commentaires
  • A la gloire de deux amis qui savent conter et dire les grandes choses, j'ai pondu ce petit texte :

     

    Je rêve, avec mes mots, de conter une histoire

    En vers bien calibrés, ou si je ne le peux

    De délivrer au monde en vers pas trop pompeux

    De profondes pensées pour augmenter ma gloire.

     

    Je rêve de sujets qui collent le lecteur

    Au fond de son fauteuil devant tant de richesse

    De génie, de talent, ou bien de gentillesse…

    Mais je ne le pourrai jamais, j’en ai bien peur !

     

    Chaque fois mon clavier (s’est égarée ma plume)

    Ne délivre au public que de malheureux vers

    Qui parlent de détails, presque de faits divers…

    Ce n’est pas avec ça qu’on emplit un volume !

     

    Pourtant, je vous admire, vous qui si bellement

    Savez m’emporter loin, me donner du courage

    Pour embellir le monde et faire que notre âge

    Demeure dans l’Histoire, autre qu’un accident !!!

     


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