• Un jour peut-être proche
    Je ne serai plus là
    Cependant je m’accroche,
    Heureux d’être ici-bas.

    Des paquets d’inquiétudes
    M’assaillent chaque jour
    Et ce m’est tâche rude
    Que d’y demeurer sourd.

    La vie, malgré ses tares
    Et malgré ses ennuis,
    Malgré ses joies trop rares,
    Chaque jour me séduit.

    Évidemment j’ignore
    Quel jour il conviendra
    Que j’aille vers l’aurore
    Enveloppé d’un drap,

    C’est pourquoi je déguste
    Chacun de mes moments.
    Mais, ne suis pas robuste
    Et les voudrais cléments


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  • Voici ce que j'ai écrit en réponse à une demande de commenter les différents envois sur un forum que je fréquente et alors que tous les participants souhaitaient avoir plus de commentaires... plus de preuves d'avoir été lus, sans doute :

     

    Je vais peut-être aller à contre-courant mais, en parlant de ce que je poste, je dois dire que je n'attends pas de commentaires polis, voire aimables pour me remercier d'avoir écrit.

    Si nous écrivons (enfin, si j'écris, moi), c'est je crois, pour être lus, évidemment, mais aussi pour soi, pour chaque fois, dire encore mieux que la fois précédente ce que nous avons dans le cœur et dans l'esprit.
    Un poète, pour moi, c'est un interprète des sentiments. Celui qui parle et qui les dit pour ceux qui ne savent pas le faire.

    On n'est pas écrivain ou poète de naissance et pour la vie entière en conservant jusqu'à la mort le niveau que l'on avait au départ... ou alors, c'est qu'on est un génie.

    Ce n'est pas mon cas.

    C'est pourquoi, personnellement, je préfère recevoir moins de commentaires, mais qu'ils soient argumentés et qu'on me dise ce que dans mon texte, on aime ou on n'aime pas (lorsqu'on a apprécié globalement le poème, évidemment, sans cela, pour quoi préciser ? si c'est mauvais, c'est mauvais, point... et on passe à autre chose).

    Je sais bien que ce que j'écris est critiquable et je trouve normal que des lecteurs n'aiment ni mon style ni mes sujets. Je ne demande pas à ceux-là de faire semblant et je trouve normal, lorsqu'il voient un post de moi, qu'ils l'évitent. Ils ne sont pas là pour lire ce qu'ils n'apprécient pas.

    J'avoue que c'est ce que je fais. je ne commente pas mes copains, puisque je ne connais personne sur le forum, je commente les textes qui m'inspirent en bien car je n'aurais aucun plaisir à dire du mal du travail d'un auteur.

    Voilà, on est ou non d'accord avec ma vision du monde. Elle est générée par le respect et l'amour que j'ai pour la poésie autant que par le regret que je porte depuis toujours en moi de n'être pas un vrai poète comme l'on été nos maître (enfin les miens) Musset, Villon, Hugo, Lamartine... etc...


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  • Chantez cailloux

    Pleurez branchages

    L’Automne arrive et les tons roux

    Vont enfin prendre l’avantage.

     

    J’ai bu du vin

    De ces vendanges

    Pour oublier le jour qui vient

    De retrouver là-haut mes anges.

     

    Ils m’ont quitté

    Pour les nuages.

    Heureusement l’éternité

    Se rapproche vite à mon âge.

     

    Je suis heureux

    Pourtant de vivre

    Sur le chemin qui va vers eux

    Et qu’ils m’encouragent à suivre.

     

    Chantez cailloux !

    En mon vieil âge

    La fin arrive et tout au bout

    Je vois le ciel qui se dégage !


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  • J’avoue, je n’aime pas ouvrir un dictionnaire

    Quand devant un poème emplis de mots abscons

    Que je ne comprends pas, je me retrouve con

    Plus encore (et pourtant) que je suis d’ordinaire.

     

    Les grands mots, ça fait bien, ça donne l’impression

    Qu’on maîtrise la langue et qu’on a sur sa muse

    Un pouvoir aussi grand que la pauvre s’excuse

    De n’offrir jamais que de faibles brouillons

     

    À ce maître absolu, ce fascinant poète

    Qui lui fit cet honneur de la choisir un jour

    Pour qu’il puisse parler d’amour et de toujours

    Mais avec d’autres mots, des mots portant jaquette.

     

    Amour ça fait commun… extase, enchantement

    Ça fait plus important, ça vous a de la gueule.

    Ça montre votre branche, que vous eûtes aïeules

    Maîtresses de grand rois, ou presque, assurément.

     

    Ces grands mots ne sont pas pour écrire un poème

    Ils sont pour exhiber au peuple abasourdi

    Un poète génial (si puisqu’il vous le dit)

    Mais s’il dit Poésie, sa muse dit : Blasphème.


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  • Chante-moi, si ça t’amuse,

    Le plaisir de vivre à deux

    Avec sirop nauséeux

    Violons et cornemuses…

     

    Chante-moi ton grand désir

    De vivre (c’est romantique)

    De ces moments extatiques

    Qui colorent l’avenir.

     

    Tu rêves de l’excellence

    De ces moments étonnants

    Aussi grands qu’un océan

    De bonheur et d’opulence.

     

    Or la vie ce n’est jamais

    Ce qu’on lit dans les histoires.

    Rêve donc, mais sans trop croire

    À des rêves trop parfaits.

     

    S’envoler sur la musique

    De refrains sentimentaux

    C’est se retrouver bientôt

    Le cœur vide et … éthylique.

     

    Pour éviter ces malheurs

    Violons et cornemuses,

    Ne servent pas, ils t’abusent.

    Évite ces enjôleurs

     

    Un sourire et quelques fleurs

    Crois-moi, sont bien plus utiles

    Que tous ces « machins » futiles

    Pour arriver au bonheur.


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  • A la gloire de deux amis qui savent conter et dire les grandes choses, j'ai pondu ce petit texte :

     

    Je rêve, avec mes mots, de conter une histoire

    En vers bien calibrés, ou si je ne le peux

    De délivrer au monde en vers pas trop pompeux

    De profondes pensées pour augmenter ma gloire.

     

    Je rêve de sujets qui collent le lecteur

    Au fond de son fauteuil devant tant de richesse

    De génie, de talent, ou bien de gentillesse…

    Mais je ne le pourrai jamais, j’en ai bien peur !

     

    Chaque fois mon clavier (s’est égarée ma plume)

    Ne délivre au public que de malheureux vers

    Qui parlent de détails, presque de faits divers…

    Ce n’est pas avec ça qu’on emplit un volume !

     

    Pourtant, je vous admire, vous qui si bellement

    Savez m’emporter loin, me donner du courage

    Pour embellir le monde et faire que notre âge

    Demeure dans l’Histoire, autre qu’un accident !!!

     


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  • Moi, je maîtrise mal les poèmes d’amour

    J’ai toujours l’impression (qui n’est que personnelle)

    De raconter du vent à quelque péronnelle

    Afin de l’étourdir à grands coups de tambour.

     

    Mentant, j’augmenterais dans un joli discours

    Combien je suis heureux de la trouver si belle,

    Combien cette beauté me plonge en d’éternelles

    Amours (oui, celles-là qui dureront toujours).

     

    J’aime autant, s’il s’agit d’une œuvre littéraire,

    Rester un peu modeste et n’utiliser pas

    Ces grands mots trop jolis qu’on ne peut mettre au pas.

     

    Je sais, quand on écrit, parfois d’être sincère

    Ça surprend la lectrice et puis ça la déçoit

    Et je perds son amour… ou le garde parfois…


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  • Toujours pas un poème, mais une pensée :

    Les associations féministes ont protesté parce qu'un village utilisait le mot "vertu" dans un prix à remettre à une dame.

    Nouveau slogan des féministes : toutes égales, toutes de putes, même celles qui ne le souhaitent pas ! Ah mais !

    Qu'est-ce que c'est que cette idée bizarre ? Vouloir être vertueuse ? Sont folles, celles qui croient encore à ça... Et surtout, elles n'en n'ont, apparemment pas le droit.


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  • Pas un poème, mais une pensée :

    L'égocentrisme est à la fois la chose du monde la plus reprochée... et la mieux partagée.


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  • Encore un peu de philosophie, ça rigole pas, hein ?

     

    Ma vie s'assoupissait dans un calme imbécile

    Où les jours ressemblaient à des nuits sans sommeil.

    Lors je n’existais plus : je survivais, pareil

    À ce mollusque gris, sur la roche immobile.

     

    J’avais depuis longtemps rejeté les devoirs

    Qu’un homme doit remplir quand il veut être un homme…

    Je disais : « je suis libre ! » et j’étais pauvre comme

    Peut être un sans-logis quand il vient à pleuvoir.

     

    Oh cette liberté ! Combien j’ai voulu d’elle !

    Combien je l’ai cherchée, quitte pour la trouver

    À me priver d’amour, quitte à tout réprouver,

    Quitte à rester tout seul. Je le croyais si belle !

     

    Et ma vie devenait celle d’un exilé

    Qui se retrouve seul pour s’assoir à sa table

    Mais ne peut protester puisque seul responsable

    Du vide qui l’entoure et le laisse esseulé.

     

    Et puis la vérité m’est venue, par surprise

    Prison ou liberté, si l’on s’est enfermé

    Soi-même, c’est pareil et le pauvre opprimé

    Ne l’a jamais été que grâce à sa sottise !

     

    Mieux vaut tard que jamais pour qu’enfin je comprenne…

    Et si je ne peux pas vivre le temps perdu

    Mon esprit désormais est enfin détendu

    Et ma vie finira sans que ça me reprenne !

     


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